Français: des gestes forts

Pour le cégep français

À l’hiver 2019, j’étais au chômage. J’étais pourtant professeur au collège de Bois-de-Boulogne depuis plus de onze ans et, depuis mon entrée au cégep, pas moins d’une douzaine de collègues avaient pourtant pris leur retraite. Cette triste situation s’explique par la baisse des effectifs des cégeps francophones sur l’île de Montréal qui a pour nous atteint son niveau le plus bas en 2019, mais qui sévissait depuis déjà quelques années : les demandes d’admission à Bois-de-Boulogne ont en effet chuté de 13,1 % entre 2013 et 2017. D’autres collègues enseignant dans des institutions françaises de l’île de Montréal ont connu des situations encore plus dramatiques que moi : certains ont vu leur programme fermé ou suspendu, comme ce fut le cas pour mes collègues du département d’arts et lettres, et ont dû s’exiler dans d’autres cégeps, voire même trouver un autre emploi.

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Québec préfère les universités anglaises

Les revenus globaux des universités

Les universités québécoises tirent des revenus de plusieurs sources. Par ordre d’importance, il s’agit, en moyenne et pour l’ensemble du réseau : 1) du gouvernement québécois (49,9 % des revenus totaux), 2) d’Ottawa (20,9 %) 3) de droits de scolarité payés par les étudiants québécois, canadiens et internationaux (16,4 %) et 4) d’autres sources (12,9 % : dons, fondations, secteur privé, etc.)1.

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Corriger les erreurs de la loi 101

La loi 101 fut indéniablement bonne en son temps, le Québec partait de si loin. Elle a cependant jeté les bases du recul actuel. Voici pourquoi.

Cinq erreurs majeures de la loi 101

Dans sa conception même, la Charte de la langue française repose sur cinq erreurs majeures. La loi 101 aurait dû :

  1. définir les ayants droit (aux services publics en anglais) ; hormis l’école, elle ne l’a pas fait ;
  2. prévoir l’adaptation des services publics anglais à la possibilité d’une décroissance démographique de la minorité ; elle ne l’a pas fait ;
  3. éviter de hiérarchiser les droits en soumettant le droit de travailler en français au droit d’être servi en anglais ; elle ne l’a pas fait ;
  4. trouver le moyen de rendre le « français-langue de travail » réellement justiciable ; l’échec est cuisant ;
  5. protéger l’intégralité du territoire québécois contre les migrations interprovinciales ; le territoire québécois s’offre toujours à qui en a les moyens.

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Le bilinguisme canadien propose un accommodement raisonnable pour le français

Entretien

Impératif français a mandaté l’avocat François Côté, qui est candidat au doctorat en droit à l’Université de Sherbrooke, afin qu’il élabore des propositions pour la modernisation de la Loi sur les langues officielles du Canada. Il préconise trois mesures de protection particulière pour le français : l’extension de la Charte de la langue française aux entreprises privées de compétence fédérale au Québec, la création d’un régime particulier protégeant le français dans la fonction publique fédérale et la restauration du français comme langue officielle du Québec1. Les membres du comité permanent des langues officielles de la Chambre des communes l’ont questionné à ce propos2. Au même moment, la ministre Mélanie Joly a rendu publique la politique du gouvernement canadien3. Le gouvernement du Québec a également indiqué ses attentes en la matière4.

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Français: Dépasser nos inquiétudes

Après avoir mené à bien l’adoption de la loi 21, le gouvernement Legault promet maintenant de s’attaquer à la question linguistique et de redonner du tonus à la Charte de la langue française. Voilà plusieurs mois déjà que le gouvernement garde les Québécois en haleine, et les spéculations vont bon train quant au contenu du projet de loi que présentera le ministre Simon Jolin-Barrette. Pourtant, force est d’admettre que la bataille politique qui s’annonce pour renforcer le français ne sera pas aussi facile que celle qui a mené à l’adoption de la Loi sur la laïcité de l’État en raison d’une donnée fondamentale, soit l’appui populaire.

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Collections numériques (1917-2013)

action couv 1933Bibliothèque et Archives nationales du Québec a numérisé tous les numéros de L'Action française et de L'Action nationale depuis 1917.

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