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Enseignement à distance : pas si nouveau que cela

Au mois de mai dernier, les étudiants québécois ont appris à contrecœur que la rentrée automnale dans les universités et les cégeps se déroulerait majoritairement à distance. En tant qu’étudiante, je me désole de voir que tout ce qu’il y a de plus humain, de plus formateur, de plus enrichissant dans un enseignement en présentiel entre un maître et son élève nous soit enlevé, sans autre forme de procès, au profit d’un apprentissage numérique, et par conséquent, froid, impersonnel et solitaire. Même si le remaniement des méthodes pédagogiques provoqué par la pandémie semble inédit pour la plupart des gens, il s’inscrit en vérité dans un continuum de mesures visant à moderniser l’enseignement traditionnel par l’intégration des nouvelles technologies. En effet, il se trouve que la « révolution numérique » de l’enseignement était déjà en marche avant l’avènement de la pandémie. Cette transition vers l’apprentissage en ligne – on ne peut plus vraiment parler d’enseignement ou même d’éducation étant donné que l’apprenant est en grande partie laissé à lui-même – n’était certes pas encore répandue à grande échelle, mais elle avait déjà gagné plusieurs adeptes dans certaines écoles et dans certains programmes d’études. Pour ma part, j’en ai fait l’expérience principalement au cégep et à l’université.

D’abord, au cégep, j’ai fait la connaissance de la théorie de la « classe inversée ». La « classe inversée » est une nouvelle pratique pédagogique qui a la prétention idéaliste de rendre l’étudiant plus responsable et autonome dans son apprentissage. Dans ce système pédagogique, la matière est donc laissée à disposition de l’apprenant sous forme de lectures, de vidéos explicatives et d’autres exercices préparatoires qu’il est invité à consulter par lui-même à la maison dans ses temps libres. En classe, les étudiants sont placés en équipes de travail et consacrent leur temps à faire leurs devoirs et des exercices pratiques. L’enseignant est présent, accessoirement, pour répondre aux questions et faire un retour sur la matière vue à la maison, mais ce sont les étudiants qui font le plus gros du travail.

Autrement dit, les rôles de la classe et de la maison sont inversés, ainsi que ceux du maître et de l’élève. La maison devient le lieu d’acquisition de la matière, le cœur de l’apprentissage dont l’élève est le maître, et la classe devient le lieu des devoirs, un organe secondaire dédié à la consolidation des acquis dont le maître a la responsabilité.

Cette méthode, popularisée au Québec depuis une dizaine d’années, a été développée aux États-Unis dans les années 1990 par Eric Mazur, professeur de physique à Harvard. Ensuite, dans les années 2000, elle a été perfectionnée par Bergmann et Sams, deux enseignants de chimie dans une école secondaire du Colorado1.

Puis, en 2008, l’entrepreneur américain Salman Khan reprend cette idée en fondant la Khan Academy, un organisme à but non lucratif ayant pour mission d’offrir un enseignement gratuit et de qualité partout à travers le monde. La Khan Academy donne accès à une plateforme éducative en ligne gratuite comportant plus de 6000 vidéos traduites dans plusieurs dizaines de langues couvrant un large spectre de matières théoriques2. La plateforme rejoint actuellement près de 107 millions d’utilisateurs dans 190 pays à travers le monde3.

Ce messie de la « classe inversée » qui s’autoproclame « éducateur » a popularisé cette idée en 2011 lors d’une conférence TED (Technology, Entertainment and Design) visant à diffuser des idées novatrices dans différents domaines. Il y prêchait la bonne parole en encourageant les enseignants à utiliser ses vidéos pédagogiques pour « inverser » leurs classes et ainsi, réinventer l’éducation4.

Pour subsister, l’OBNL reçoit, entre autres, des dons provenant des fondations personnelles de certains magnats de la Silicon Valley qui ont flairé la bonne affaire, tels que l’investisseur John Doerr et le milliardaire Bill Gates5. En outre, depuis 2010, la fondation de Google a investi près de 11 millions de dollars pour permettre à l’organisme d’améliorer sa plateforme en ligne, de créer de nouveaux contenus et de rejoindre davantage d’enseignants à travers le monde6.

Bill Gates lui-même présente la Khan Academy comme le futur de l’éducation face au prétendu déclin des cours magistraux traditionnels7. D’après lui, comme les étudiants ont désormais un accès illimité à l’information, le rôle de l’enseignant n’est plus de transmettre les connaissances, mais plutôt de guider les étudiants dans leur propre quête de savoirs. Pourtant, la « classe inversée » est un phénomène relativement récent et les études sur le sujet ne sont pas encore suffisamment nombreuses pour confirmer les retombées positives d’un tel changement de paradigme sur l’apprentissage des élèves8. Malgré tout, l’enthousiasme pour toute forme de numérisation de l’éducation au nom de l’innovation reste débordant.

Après tout, sur le papier, cette conception romantique de l’école a de quoi séduire les esprits. Par ailleurs, qui n’a jamais râlé contre le prof « plate » qui récite le manuel, le cours ennuyeux et inutile, l’école en général qui aux yeux des adolescents apparaît souvent comme une extension de l’autorité parentale oppressive contre laquelle ils sont naturellement portés à s’insurger à leur âge ? Dans ce tableau utopique de l’éducation, les enseignants n’ont plus à se sentir comme les méchants geôliers et les étudiants recouvrent leur liberté en n’ayant plus à « subir » la lourdeur de l’école traditionnelle. Désormais, ils sont libres d’écouter leurs cours au moment qui leur plait, à leur propre rythme, où bon leur semble. Ce vent de liberté est censé responsabiliser les jeunes et leur donner goût aux études.

En pratique, cette conception un peu « baba cool » de l’éducation s’avère être une fantaisie « quétaine » inapplicable en l’état à la réalité scolaire québécoise.

En effet, les élèves, qu’on voulait rendre plus responsables, négligent leur apprentissage à la maison, coupés qu’ils sont d’une relation enrichissante avec leur maître et abrutis par l’enseignement impersonnel qu’ils reçoivent par lectures autonomes faites en diagonale ou par vidéos visionnées en accéléré à minuit. Les retardataires qui n’ont pas le temps de compléter les exercices préparatoires à la maison arrivent bredouilles en classe. Les plus rusés demandent à leurs amis sur le marché noir de leur prêter leur travail pour le recopier. Ainsi, en classe, la matière que les étudiants n’ont pas bien assimilée à la maison, ils peuvent difficilement l’appliquer dans leurs devoirs – d’autant plus que la cacophonie ambiante rend toute concentration difficile – et s’appliquent plutôt à bavarder. L’enseignant disponible pour répondre à leurs questions est sollicité par plusieurs étudiants à la fois – qui se posent sans doute les mêmes questions – et est donc plus souvent indisponible qu’autrement.

Par conséquent, les apprenants avancent peu dans les tâches qui leur sont confiées en classe et tout ce travail non complété doit être terminé… à la maison ! Ils ont donc la responsabilité à la fois de comprendre la matière et de l’appliquer dans leurs devoirs à la maison. Leur charge de travail se trouve alors doublée.

Ensuite, à l’université, j’ai fait l’expérience de pratiques d’enseignement à distance encore plus radicales que la « classe inversée ». Parfois, il n’y avait que deux ou trois cours magistraux en présentiel dédiés à la révision et le reste du temps, le professeur n’était joignable que par courriel ou occasionnellement, à son bureau. En classe, pendant la pause, les étudiants faisaient la file devant le bureau du professeur pour grappiller quelques minutes de mentorat personnalisé. Pour pallier ces difficultés de communication, un forum de discussion était ouvert où les étudiants étaient invités à répondre à leurs questions entre eux s’ils en étaient capables. Cela permettait de contrôler les tonnes de courriels remplis d’interrogations dédoublées que recevaient les professeurs de la part des étudiants.

Cette dégradation de l’éducation est pour moi vraiment désolante. Les cours à distance deviennent un matériel pédagogique que nous devons ingurgiter sur le coin d’une table en pyjama et robe de chambre, coincés entre quatre murs et privés de la chaleur d’une communauté. Il ne faut pas oublier que la vie étudiante et l’esprit de fraternité qui règne sur un campus font partie intégrante d’un milieu d’apprentissage sain et propice à l’épanouissement personnel des étudiants.

Dans le même ordre d’idées, j’ajouterai que le programme d’études auquel j’étais inscrite à l’université présentait un nombre particulièrement alarmant d’étudiants souffrant de détresse psychologique. Cela s’explique probablement en partie par l’anxiété de performance largement répandue chez les étudiants de ce programme. Malgré tout, à mon avis, ce phénomène n’est certainement pas étranger au fait qu’une grande partie du cursus se base sur des pratiques d’enseignement à distance. Je crois qu’on renforce la détresse des étudiants en atrophiant les liens qui les unissent et qu’on accroît la pression qui pèse sur leurs épaules en « autonomisant » l’enseignement et en augmentant la charge de travail à la maison.

En extrapolant, on peut même supposer que, dans l’équilibre de vie des étudiants, les limites de la sphère privée perdent du terrain au profit de celles de la sphère scolaire qui s’étendent. En d’autres termes, l’école s’invite à la maison. Cela fait peut-être en sorte qu’elle occupe désormais une place disproportionnée dans la vie des jeunes en accaparant une grande part de leur énergie, de leur temps et de leurs préoccupations à la fois à l’école et à la maison. À titre d’anecdote, je mentionnerai que j’ai déjà reçu, au cégep, un courriel d’un professeur, avant même le premier cours, précisant les vidéos à visionner et les exercices à compléter pour le cours suivant.

Or, en temps de pandémie, les sphères privée et scolaire sont solubles l’une dans l’autre, car l’enseignement à distance fait de la maison le lieu dédié à l’apprentissage. Cela risque d’entraîner, d’après moi, un déséquilibre encore plus important dans la vie des jeunes et par extension, une détresse psychologique accrue.

Mais il y a pire encore : je crains que cette belle théorie susmentionnée ne corrompe le corps professoral et les administrations éducationnelles. En effet, l’engouement pour le numérique et les nouvelles technopédagogies ne devrait pas masquer les enjeux éthiques que recèlent la « classe inversée » et l’enseignement à distance. Je ne prétends pas que tous les professeurs pensent de manière opportuniste. En fait, plusieurs se laissent séduire en toute bonne foi. Il ne s’agit pas non plus d’un problème généralisé. Néanmoins, en me basant sur l’expérience que j’ai vécue, je redoute les débordements possibles de cette nouvelle tendance.

D’abord, la « classe inversée » confine le rôle du professeur à celui d’un accompagnateur pédagogique fournisseur d’outils éducatifs9. Il s’agit là des prémices d’un mode d’enseignement industriel basé sur la division du travail où le professeur ne prend plus en charge l’ensemble de la tâche enseignante d’un bout à l’autre10. Il laisse le soin aux technologies de l’information et autres ressources éducatives d’assurer une partie du travail.

D’une part, les outils pédagogiques fournis aux apprenants (vidéos, lectures autonomes, exercices divers, etc.) pour formation à domicile ne sont pas toujours réalisés par le professeur lui-même. En effet, certains reprennent intégralement les vidéos explicatives produites par leurs collègues ou prédécesseurs et les remettent telles quelles entre les mains de leurs étudiants. Parfois, le matériel pédagogique n’a pas été retouché depuis quelques années. Or, dans différents domaines, cela peut être problématique étant donné la vitesse à laquelle évoluent les choses.

D’autre part, une fois le matériel diffusé, les professeurs n’enseignent plus vraiment. Ils n’ont plus qu’à faire une révision de la matière au besoin, à s’occuper de la correction des examens et à répondre aux questions qui se présentent, du moins quand ils jugent que les étudiants ont suffisamment médité sur le sujet avec leur équipe de travail ou lorsque le contenu pédagogique ne contient pas la réponse. Par ailleurs, il arrive que les professeurs n’aient même plus à assurer une présence physique à leur bureau sur le campus, car la communication avec les étudiants en dehors des cours est entièrement numérique.

Ensuite, cette nouvelle tendance s’inscrit dans une logique néolibérale de marchandisation de l’éducation.

Avant la pandémie, l’enseignement à distance et la « classe inversée » étaient des phénomènes relativement marginaux. Certains professeurs ou certains départements prenaient l’initiative, de leur propre chef, de changer leurs méthodes pédagogiques en s’inspirant du modèle américain. Ces pionniers étaient réellement convaincus du bien-fondé du remaniement opéré sans comprendre la logique de profit et de rentabilité dissimulée derrière cette belle théorie. Ils se laissaient honnêtement séduire par l’idée d’une école mieux adaptée aux besoins et à la réalité des étudiants, ce qui est une erreur à mon avis.

En revanche, avec l’avènement de la pandémie, la refonte généralisée des pratiques d’enseignement risque d’accélérer l’intégration des établissements scolaires à une économie de marché. D’une part, le sous-financement des établissements d’enseignement par l’État risque de les pousser à avoir recours de manière extensive à la formation à distance afin de réaliser des économies d’échelle11. En effet, la formation à distance permet aux administrateurs d’économiser sur les frais d’entretien des locaux et sur le salaire des enseignants en diminuant leur nombre ainsi qu’en augmentant la taille des groupes-cours12. D’autre part, les entreprises privées fournisseuses de plateformes d’apprentissage en ligne et de matériel technopédagogique s’empareront de l’opportunité en or que leur offre la pandémie pour étendre leurs tentacules et mousser la vente de leurs plus récentes innovations13.

Les étudiants seront alors la cible d’une approche clientéliste visant à les convaincre des bienfaits de ces nouveaux services éducationnels14. Par exemple, on prône déjà la création de courtes leçons filmées, car l’attention du public pour un stimulus cognitif tant à s’estomper après 10 minutes15. On insiste aussi sur le fait que la « classe inversée » permet aux étudiants d’apprendre à leur propre rythme, au moment et à l’endroit qu’ils ont choisis. On cherche ainsi désespérément la « pilule miracle » qui fera enfin aimer l’école aux jeunes au détriment, parfois, des valeurs humanistes fondamentales de l’éducation.

Autrement dit, cette nouvelle méthode éducative dissimule de nombreux enjeux déontologiques sur lesquels les professeurs et les établissements d’enseignement devraient se pencher sans plus tarder. Assurément, ce n’est pas l’ensemble du corps professoral qui soit à blâmer. Néanmoins, cette porte ouverte se doit d’être refermée rapidement pour éviter à notre système d’éducation de glisser en eaux troubles, d’autant plus que l’expérience nouvelle de cette méthode pédagogique à l’automne risque de créer un dangereux précédent.

Pour conclure, à mon avis, la technologie est certainement un atout à ajouter au coffre à outils pédagogiques des enseignants, mais elle ne devrait pas accaparer toute la place au point d’atrophier les rapports profitables entre l’étudiant et son professeur ou entre les étudiants eux-mêmes. J’espère que ce plaidoyer donnera à réfléchir aux différentes parties prenantes du système scolaire québécois et qui sait, qu’il réveillera le militantisme étudiant étonnamment muet devant la menace qui plane sur le futur de l’éducation16.

 

 


1 Wiki-TEDia [En ligne]. Université TÉLUQ ; 2013. « Classe inversée » [modifié le 15 janvier 2020 ; cité le 2 août 2020] ; [environ 22 écrans]. Disponible : https://wiki.teluq.ca/wikitedia/index.php/Classe_invers%C3%A9e

2 Khan Academy [En ligne]. « Mountain View (CA): Khan Academy » ; 2020. À propos [cité le 2 août 2020]. Disponible : https://fr.khanacademy.org/

3 « Wade R. Khan Academy Founder: This is a suboptimal situation – I would always pick in-person learning ». Yahoo Finance [En ligne]. 2020 [cité le 2 août 2020]. Disponible : https://finance.yahoo.com/news/sal-khan-this-is-a-suboptimal-situation-i-would-always-pick-in-person-learning-150007967.html

4 Wiki-TEDia [En ligne]. Université TÉLUQ ; 2013. « Classe inversée » [modifié le 15 janvier 2020 ; cité le 2 août 2020] ; [environ 22 écrans]. Disponible : https://wiki.teluq.ca/wikitedia/index.php/Classe_invers%C3%A9e

5 Khan Academy [En ligne]. « Mountain View (CA): Khan Academy » ; 2020. Donateurs [cité le 2 août 2020]. Disponible : https://fr.khanacademy.org/about

6 Google.org [En ligne]. Khan Academy [cité le 2 août 2020]; [environ 4 écrans]. Disponible : https://www.google.org/our-work/education/khan-academy/

7 Lavin [En ligne]. Lavin Agency; 2013. « Bill Gates On How Salman Khan’s Online Academy Is The Future of Education » [cité le 2 août 2020]; [environ 6 écrans]. Disponible : https://www.thelavinagency.com/news/bill-gates-on-how-salman-khan-s-online-academy-is-the-future-of-education

8 Bissonnette S, Gauthier C. « Faire la classe à l’endroit ou à l’envers ? Formation et profession » [En ligne]. 2012 [cité le 2 août 2020] ; 20 (1) : 23-28. Disponible : https://r-libre.teluq.ca/773/1/sbissonn-02-2012.pdf

9 Beaupré C, Ferland M, Peñafiel R, Pontbriand I, Séguin M, Bousquet R (Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec). « L’enseignement à distance : Enjeux pédagogiques, syndicaux et sociétaux » [En ligne]. FNEEQ ; mai 2019 [cité le 2 août 2020]. Disponible : https://fneeq.qc.ca/wp-content/uploads/190424EnseignementADistance-FINAL_CES_CF3_mai-2019.pdf

10 Ibid.

11 Ibid.

12 Ibid.

13 Facal J. « Les marchands du temple ». Le Journal de Montréal [En ligne]. 2020 [cité le 2 août 2020]. Disponible : https://www.journaldemontreal.com/2020/07/25/les-marchands-du-temple

14 Beaupré C, Ferland M, Peñafiel R, Pontbriand I, Séguin M, Bousquet R (Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec). « L’enseignement à distance : Enjeux pédagogiques, syndicaux et sociétaux » [En ligne]. FNEEQ ; mai 2019 [cité le 2 août 2020]. Disponible : https://fneeq.qc.ca/wp-content/uploads/190424EnseignementADistance-FINAL_CES_CF3_mai-2019.pdf

15 Dubé JS (Service de soutien à la formation de l’Université de Sherbrooke). « De retour en classe… inversée : enthousiasme, scepticisme et recherches ». Perspectives SSF [En ligne]. 2013 [cité le 2 août 2020]. Disponible : https://www.usherbrooke.ca/ssf/veille/perspectives-ssf/numeros-precedents/octobre-2013/le-ssf-veille/de-retour-en-classe-inversee-enthousiasme-scepticisme-et-recherches/

16 Lorange P. « Enseignement à distance : quel héritage des carrés rouges ? » La Presse [En ligne]. 2020 [cité le 2 août 2020]. Disponible : https://www.lapresse.ca/debats/opinions/2020-07-06/enseignement-a-distance-quel-heritage-des-carres-rouges.php

* Étudiante en pharmacie (UdeM) et en génie chimique à la Polytechnique

 
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