Repenser l’action politique indépendantiste ?

Voilà la question que nous posent les intellectuels pour la souveraineté. La réponse est connue. Il faut que les citoyens se dotent d’une constitution qui reconnaîtra leurs institutions démocratiques, leur mode de scrutin et leur régime politique. Il y a fort à parier que le processus et la démarche pour arriver à cette constitution renforcent une identité commune, un tronc commun rassembleur. Dans un tel contexte, l’indépendance pourrait alors apparaître comme un destin souhaitable et faisable partagé par une majorité.

Mais les citoyens ont déjà tourné le dos deux fois à un tel destin. Qu’en sera-t-il au terme d’une démarche citoyenne, libre et réussie ? Nul ne peut vraiment le prévoir. Quel que soit ce choix, il orientera cependant définitivement l’avenir de notre peuple.

Par ailleurs, la rhétorique indépendantiste ne peut pas s’abstraire de l’état actuel du monde : domination totale du capitalisme, menace environnementale avec ses effets collatéraux et réseau global des communications. De plus, il est difficile d’imaginer que la langue française ne soit pas au cœur de notre identité plurielle et diversifiée. Elle ne sera pas la seule, mais elle ne peut pas être absente de cette identité ni minoritaire.

 

 Député de Borduas (2007-2012)

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