Projet de terminal de conteneurs dans la capitale nationale

Ouvrir les yeux pendant qu’il est encore temps
Le camouflage consiste à dissimuler les buts et les motifs réels de l’action derrière des pseudo-buts et des pseudo-motifs qui sont plus populaires et qui bénéficient ainsi d’un plus large soutien de l’opinion publique. Il faut faire croire à la masse des gens que leurs intérêts sont en cause, alors qu’en réalité, les seuls intérêts d’une minorité d’affairistes sont concernés.
(Maurice Duverger, Introduction à la politique, Édition 1964)

Ce court extrait d’un classique de la science politique traduit assez bien le sens de l’intense campagne de relations publiques et de persuasion menée à Québec dans le but de faire passer en douce ce projet insensé que représente Beauport 2020, un projet industriel lourd, directement en façade de Québec, capitale nationale et Ville du patrimoine mondial de l’UNESCO. Le Port n’en est pas à sa première tentative d’intrusion dans ce paysage d’exception. Au début des années 1990, le GIRAM a dû se mesurer aux administrateurs du Port dans le but de faire échec à un projet de terminal d’entreposage d’alumine et de coke de pétrole calciné dans le secteur de Sillery, là où dix ans plus tard sera aménagé le grand parc de la Promenade Samuel-de Champlain, legs du gouvernement du Québec pour le 400e de la capitale.

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