Pierre Falardeau (1946-2009). Dix ans qu’il nous manque

Il n’y a rien de plus cruel que le temps. Il passe et se fiche de nous. Buté, il s’acharne, ralentit, s’accélère, s’étire, coule, déboule, mais ne s’arrête jamais. Presque jamais. Sobre, le temps se tient à l’écart, puis nous fait pleurer, s’attache à nos genoux, détache nos cheveux. Même s’il croit à l’égalité des chances, le temps est cinglant, c’est un sadique le temps.

Le temps a une seule amie. Et toute une. Quelque peu pédante, éternelle incomprise, elle s’obstine et choisit – disons – bien ses copains. Si elle n’aime pas les foules, elle veille sur nous. Adversaire de tous les temps, elle leur tient tête, travaille à nous laisser des souvenirs, des légendes et parfois même des héros.

Ce mois-ci marque les dix ans du départ de l’un d’entre eux, Pierre Falardeau. Indépendantiste, militant, artiste, le petit gars de Saint-Henri laisse derrière lui une œuvre, mais surtout l’écho d’une lutte sans merci. Il y a dix ans, le temps s’arrêtait. Galant, il laissait entrer son amie : mademoiselle la mémoire.

C’est grâce à elle qu’il nous est possible de revisiter cette belle aventure.

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