Numéros publiés en 2011

L’œuvre de Camille Laurin. La politique publique comme instrument de l’innovation sociale

Jean-François Simard (dir.)
L’œuvre de Camille Laurin. La politique publique comme instrument de l’innovation sociale, Presses de l'Université Laval, 2010, 240 pages

À l’heure de l’adoption de la loi 115 sous le bâillon et des manifestations qui en découlent, le collectif L’œuvre de Camille Laurin. La politique publique comme instrument de l’innovation sociale tombe à point. Il nous permet de constater l’ampleur du fossé entre le courage politique du psychiatre et la naïveté coupable du gouvernement actuel en matière linguistique.

Sous la direction de Jean-François Simard, ex-ministre péquiste et professeur à l’Université du Québec en Outaouais, le livre reprend principalement les actes d’un colloque qui s’était tenu au printemps 2009 dans la foulée des activités soulignant le dixième anniversaire de la mort de Camille Laurin. Les auteurs sont pour la plupart d’ex-collaborateurs du père de la Charte de la langue française.

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Les yeux grands fermés. L’immigration en France

Michèle Tribalat
Les yeux grands fermés. L’immigration en France, Éditions Denoël, 222 pages

La démographe française Michèle Tribalat flirte bien malgré elle avec la controverse. Son attitude critique envers l’immigration en France a fait d’elle la bête noire des chantres de l’immigration tous azimuts. Bien qu’elle soit directrice de recherche à l’Institut national d’études démographiques (INED), Tribalat travaille chez elle, hors unité et sans budget : « mes articles ne sont même pas cités dans les publications de la maison » se désole-t-elle. Certains de ses livres sur l’immigration, tels Faire France et De l’immigration à l’assimilation, ont soulevé les passions et c’est dans cette lignée que s’inscrit son plus récent ouvrage Les yeux grands fermés, publié en France aux éditions Denoël au printemps 2010. L’ouvrage reçut un accueil mitigé, situé quelque part entre l’enthousiasme retenu des uns qui, comme Tribalat, dédaignent l’obscurantisme ambiant et les hauts cris outrés des autres qui regimbent dès lors que l’on met de côté la langue de bois. En France comme ici, la question de l’immigration est explosive.

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L'article 23 de la Charte canadienne: Illégitime et illégal

L'auteur était conseiller politique de Camille Laurin lors de l'adoption de la Charte de la langue française (loi 101) en 1977.

Contre l’article 23 de la Charte canadienne des droits et libertés, il n’y a pas de clause dérogatoire utilisable. C’est à l’article 33 de la Charte qu’il est question de clause dérogatoire. Il y est bien précisé que celle-ci ne s’applique qu’à l’encontre des articles 2 et 7 à 15 de ladite charte.

Est-ce à dire que nous devons nous y soumettre en faisant semblant de nous accommoder ? Certes pas. Dans l’interprétation de l’article 23 par les tribunaux fédéraux, il y a tout bien à penser que le pire est à venir. Un jour ou l’autre, quelqu’un plaidera que l’article 23 doit s’interpréter littéralement. Un jour ou l’autre, la Cour suprême avalisera cette interprétation. Or, le paragraphe (2) de l’article 23 dit bel et bien que « les citoyens canadiens dont un enfant a reçu ou reçoit son instruction au niveau primaire ou secondaire […] en anglais au Canada ont le droit de faire instruire tous leurs enfants, aux niveaux primaire et secondaire, dans la langue de cette instruction », c'est-à-dire en anglais. Pour avoir le droit, en vertu de la Charte canadienne, à ce que tous ses enfants reçoivent leur enseignement en anglais, il suffit que l’un des deux parents reçoive déjà son enseignement en anglais. Si on interprète littéralement, aucune durée n’est requise. Dès qu’un enfant reçoit l’enseignement en anglais, dans une école passerelle ou dans une autre province, tous ses frères et sœurs, même engagés depuis longtemps dans le réseau francophone, ont le droit de passer à l’école anglaise et de transmettre ce droit à leurs descendants.

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Éditorial - Carrières, dépendance et cohésion nationale

Il s’en passe des choses dans le petit monde de l’élite provinciale ! Les récentes semaines ont dû donner bien des frissons aux habitués des cocktails chics et des clubs privés. Deux figures bien connues ont fait les manchettes avec des promotions qui ont surpris ceux-là qui pensaient jusque-là que les filières de carrière étaient bien étanches et rigoureusement partagées entre deux réseaux séparés par la conviction nationale. Deux figures, deux exemples de ce qui arrive dans une petite société qui ne parvient plus à se donner le minimum de consensus sur ce que doit être l’intérêt national.

On voudra bien nous plaider leur droit de gagner leur vie, nous faire des leçons de morale sur les cheminements professionnels légitimes, ces nominations n’en éclairent pas moins de façon exemplaire les tiraillements d’une élite qui ne parvient plus à s’assumer, à trouver son chemin dans le brouillard dans lequel baigne la province. Les places sont rares et limitées dans la bourgade, il faut donc s’attendre à ce que le jeu de la chaise musicale finisse par donner des surprises.

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Un cours multidisciplinaire sur le Québec contemporain

Il est rare que le petit monde des cégeps attire l’attention des médias autrement que pour voir l’opportunité de les fermer. Plus rare encore qu’on s’intéresse à l’enseignement de l’histoire, une discipline dont la place au niveau collégial est notoirement marginale. Ce fut pourtant le cas durant la dernière semaine de novembre 2010 alors que la Fondation Lionel-Groulx déposait une étude au titre fracassant à propos de la disparition des cours portant sur l’histoire du Québec. Le grand public a alors pu apprendre avec stupeur que moins de cinq pour cent des finissants du collégial avaient pu suivre un cours d’histoire nationale, et encore, dans moins de la moitié des cégeps et seulement pour le programme de sciences humaines[1].

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Collections numériques (1917-2013)

action couv 1933Bibliothèque et Archives nationales du Québec a numérisé tous les numéros de L'Action française et de L'Action nationale depuis 1917.

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