Numéros publiés en 2021

La charte de la langue française – mémoires d’un député en 1977

Camille Laurin a été mon mentor en politique. Dès le milieu de décembre 1976, un mois après notre l’élection le 15 novembre, il m’avait contacté pour créer un comité de députés pour la préparation de la Charte du français, le projet de loi qui allait marquer la première année du gouvernement Lévesque. Ce comité aurait pour rôle d’assister le ministre, ainsi que son équipe rapprochée composée du sous-ministre Guy Rocher, du conseiller Fernand Dumont et du chef de cabinet Henri Laberge. Sept de mes collègues députés, Jean Alfred, Jean-François Bertrand, Pierre de Bellefeuille, Rolland Dussault, Gérald Godin, Jean-Marc Lacoste et Gilles Michaud, acceptèrent d’y participer. Nous devenions pleinement participants à la grande aventure de la loi 101.

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La « Nuit des longs couteaux » et le coup de force constitutionnel fédéral

« Une des plus tristes constances dans la conduite des hommes au pouvoir, c’est l’incapacité absolue qu’ils semblent tous acquérir d’admettre la moindre erreur. On préfère se buter ou “fuir en avant” plutôt que d’avouer tout simplement qu’on s’est trompé, c’est-à-dire qu’on est humain. »

René Lévesque, Le Journal de Montréal, 29 déc. 1970

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Le peuple des rendez-vous manqués et des demi-mesures

Depuis l’échec référendaire de 1995, un certain sens de la fatalité de l’Histoire est revenu habiter le cœur de nombreux Québécois. Face au rendez-vous manqué, le réflexe très canadien-français d’une relative petitesse, s’enfermant dans le pragmatisme et la sécurité de la demi-mesure politique, se réactive. Nos nombreux chocs historiques ont contribué à l’émergence de cet état d’esprit, bien au-delà de l’effondrement du mouvement de libération nationale du XXe siècle. Pour exemple, le mois de novembre 1837 constitue ce type d’événement historique qui a imposé ce fatalisme, comme s’il allait dans le sens de l’Histoire que ce peuple se résigne à peu de choses.

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Projet de loi numéro 96. Timoré et insatisfaisant

Quels objectifs ce projet de loi poursuit-il ?

La première question à se poser, à mon avis, pour dégager une appréciation globale du projet de loi 96 (PL96), est celle de l’objectif ou des objectifs que poursuit ce projet de loi. Comme M. Simon Jolin-Barrette s’est lui-même placé sous le signe de l’héritage de Camille Laurin et de la « loi 101 » ou « Charte de la langue française » (« Charte ») en préparant son PL96, il semble légitime de faire un détour du côté de la Charte afin de prendre la mesure des objectifs et des ambitions du PL961. Quels étaient donc les objectifs de la Charte de la langue française de 1977 ?

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La France et l’indépendance du Bas-Canada

Après les arpents de neige de Voltaire et la signature du traité de Paris en 1763, le gouvernement français s’est désintéressé de son ancienne colonie. Les Canadiens encouragés par les occupants britanniques et l’élite cléricale en ont déduit qu’ils avaient été abandonnés par leur mère patrie. Cette perception n’est pas fausse dans la mesure où les Français se sont tournés vers les États-Unis qui offraient des perspectives économiques et idéologiques plus intéressantes. Il faut aussi ajouter qu’ils ont été accaparés par une révolution qui a changé radicalement les perspectives géostratégiques de la France. Les guerres napoléoniennes ont par la suite rétréci les ambitions de la France à l’Europe où elle se retrouvait isolée. Pendant trois quarts de siècle, les contacts entre les Français du Canada et leur ancienne métropole furent interrompus.

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Collections numériques (1917-2013)

action couv 1933Bibliothèque et Archives nationales du Québec a numérisé tous les numéros de L'Action française et de L'Action nationale depuis 1917.

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