Numéros publiés en 2018

La Francophonie au service de l’Anglosphère

Les dessous du débat sur la nouvelle secrétaire générale de l’OIF

Et si le débat au sujet de la prochaine secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (Michaëlle Jean VS Louise Mushikiwabo) n’avait rien à voir avec la langue française et tout à voir avec le contrôle de l’Afrique ? Tout porte à le croire. Pour y voir clair, il faut toutefois remonter à ses débuts.

C’est à Léopold Sédar Senghor que nous devons l’idée moderne et politique de la Francophonie. Le premier président du Sénégal a choisi de développer cette idée à Québec dans une allocution prononcée à l’Université Laval le 24 septembre 1966. Dans cette allocution, il envisageait une Francophonie qui « ne sera[it] pas, ne sera[it] plus enfermée dans les limites de l’Hexagone», mais qui reposerait sur l’usage du français.

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Que préfigure la dissolution de la nation canadienne?

Dans le regard de George Grant

En décembre 2015, le premier ministre Justin Trudeau déclarait dans une entrevue au New York Times Magazine que son pays était le premier État « postnational ». Il s’en expliquait ainsi : « Il n’y a pas d’identité fondamentale, pas de courant dominant, au Canada. Il y a des valeurs partagées – ouverture, compassion, la volonté de travailler fort, d’être là l’un pour l’autre, de chercher l’égalité et la justice. Ces qualités sont ce qui fait de nous le premier État postnational. » Si l’affirmation a pu alors surprendre, elle aurait sans doute paru évidente aux yeux du philosophe canadien-anglais George Parkin Grant dont les réflexions peuvent servir d’avertissement en ce qui concerne le destin du Québec.

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Misères du bilinguisme au Nouveau-Brunswick

L’idéal politique des francophones du Nouveau-Brunswick fait l’objet d’un remarquable consensus : l’égalité des deux communautés linguistiques.

L’intellectuel acadien le plus important des vingt dernières années, le juriste Michel Doucet, a exprimé cet idéal avec conviction dans son dernier ouvrage, Les droits linguistiques au Nouveau-Brunswick. À la recherche de l’égalité réelle ! (Les Éditions de la francophonie, 2017). Dans ce monde souhaité, les États néo-brunswickois et canadiens seraient rigoureusement bilingues et sur toutes les questions politiques importantes, les francophones et les anglophones auraient une voix égale.

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Qu’est-ce que l’économie sociale au Québec ?

Note critique de l'ouvrage de Gabriel Arseneault, L’économie sociale au Québec. Une perspective politique, Montréal, Presses de l’Université du Québec, 2018, 256 pages

Il y a quelques décennies à peine, l’économie sociale n’était connue que de quelques rares spécialistes. Plusieurs de ses manifestations étaient familières à bien des collectivités, mais rarement la chose était-elle ainsi nommée. C’est à partir du milieu des années 1980 que l’expression a fini par se diffuser progressivement dans l’espace public et c’est le Sommet sur l’économie et l’emploi de 1996 qui lui a donné ses lettres de noblesse. Depuis, ses artisans, ses organisations et ses revendications trouvent leur place dans la délibération publique et dans les programmes des partis politiques.

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Jérôme Blanchet-Gravel. La face cachée du multiculturalisme

Jérôme Blanchet-Gravel
La face cachée du multiculturalisme, Les éditions du Cerf, collection Idées, 2018, 224 pages

La face cachée du multiculturalisme est le plus récent ouvrage de l’essayiste Jérôme Blanchet-Gravel. La lecture révèle chez lui un grand talent. Ce talent n’a rien à voir avec la sociologie, l’étude des religions, l’histoire des idées, la science politique ou l’écriture d’essais. Le talent de Blanchet-Gravel est de convaincre des éditeurs crédules ou opportunistes de publier ses manuscrits. On en voit des signes sans ouvrir le livre. Le quatrième de couverture déclare que l’essayiste serait « considéré comme l’une des nouvelles figures de la libre-pensée au Québec », une déclaration qui devrait surprendre les connaisseurs des débats d’idées du Québec. Autre signe inquiétant, la couverture annonce une préface signée par le sociologue Michel Maffesoli. Un auteur produisant surtout des textes anecdotiques qui masquent souvent leur peu de méthode et d’analyse par une érudition qui s’en tient au verbiage et aux références inutiles à des sources d’envergure.

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