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L'Action nationale - Accueil

Souper conférence 2010
À chaud... triangle Souper 2010
L'Action nationale   
05-08-2010

Le rendez-vous de l'automne!

Joseph Facal est au cœur des combats nationalistes québécois depuis deux décennies. Président du Comité national des jeunes du Parti québécois au moment de l’Accord du Lac Meech, il s’investit en politique active dès l’élection de 1994 en devenant député de la circonscription de Fabre, un poste qu’il conservera jusqu’en 2003. Ministre à plusieurs reprises sous les gouvernements de Lucien Bouchard et de Bernard Landry, il s’est notamment distingué dans son rôle de ministre des Affaires intergouvernementales au moment où Stéphane Dion pilotait, à partir d’Ottawa, le plan B censé mettre en tutelle la nation québécoise encadrant à partir de la Chambre des communes son droit à l’autodétermination. Joseph Facal a ainsi porté la riposte au plan B, la loi 99, qui confirmait les droits fondamentaux du peuple québécois.

Mais Joseph Facal est aussi un intellectuel majeur dans la société québécoise contemporaine. Docteur en sociologie de la Sorbonne, Joseph Facal est aujourd’hui professeur aux Hautes études commerciales et chroniqueur au Journal de Montréal. Il a publié ces dernières années plusieurs ouvrages, notamment Qui a raison ? (Boréal, 2008) dans lequel il donnait la réplique à André Pratte dans un échange portant sur la souveraineté du Québec et Quelque chose comme un grand peuple (Boréal, 2010), un ouvrage au croisement de la sociologie et de la pensée politique, certainement l’expression la plus forte d’un renouvellement de la pensée politique souverainiste depuis le référendum de 1995. Joseph Facal y plaidait notamment pour un nationalisme dépris de toute mauvaise conscience identitaire en nous rappelant que la lutte pour l’indépendance est existentielle et qu’elle ne saurait être menée en oblitérant la conscience historique de la majorité francophone. Facal nous y rappelle que la question nationale ne peut sérieusement être mise en parenthèse et qu’il est aujourd’hui nécessaire de revenir à ses paramètres les plus fondamentaux pour assurer sa remise à l’avant-plan dans la société québécoise.

2010souperbandeau

Admission: 100$
Conférence, repas gastronique, vin, taxes et pourboire compris.

 

En vente à la boutique internet
ou par la poste (chèque ou carte de crédit) en remplissant le formulaire PDF à télécharger pdf 2010souperformrv 144.13 Kb

 


 

Lettre à Marie
Mai-Juin triangle Dossier triangle Pierre Vadeboncoeur, un homme libre
Jean Marcel   
21-07-2010

Il parlait de vous comme d’une sainte, ou d’une fée… L’évoquer, lui rendre hommage, aussi, est-ce passer par vous, par votre intercession en quelque sorte. N’êtes-vous pas la destinataire discrète, presque invisible autant qu’ineffable de ce grand poème en prose et trois volets qu’il intitula L’Absence (1985), Essai sur une pensée heureuse (1989) et le Bonheur excessif (1992) ? Il me redisait, la dernière fois que je le vis (mai 2007), combien il passait d’heures chaque jour avec vous à rire de tout et de rien, à vous amuser, comme des enfants, comme des p‘tits fous, selon ses propres mots… On l’entend alors encore se prendre de rire, de ce rire si franc et un peu atténué et sifflant de qui n’a qu’un poumon.

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Campagne de financement 2010
À chaud... triangle Événements
L'Action nationale   
23-05-2010

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top2010donsGuy Rocher est le « doyen » de la sociologie au Québec. Professeur titulaire au département de sociologie de l’Université de Montréal et chercheur au Centre de recherche en droit public, cet intellectuel et homme d’action a construit, depuis 50 ans, une œuvre majeure qui a porté dans tout le monde savant la réputation des sciences sociales québécoises. Il est l’auteur, entre autres, d’une Introduction à la sociologie générale, un des livres québécois de sociologie les plus marquants du XXe siècle.

Par son engagement social, le professeur Rocher a contribué à l’édification d’un système d’éducation moderne et ouvert au monde. Il a été notamment membre de la commission Parent de 1961 à 1966 et président du Comité d’étude pour la création de l’Université du Québec à Montréal.

Deux fois sous-ministre, d’abord au développement culturel (1977-1979), puis au développement social (1981-1983), il a été l’un des principaux artisans de la Charte de la langue française dont il reste un fidèle défenseur

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C. Gendron et al.. Quel commerce équitable pour demain?
Mai-Juin triangle Comptes rendus
Jean-Louis Bourque   
01-08-2010

Corinne Gendron, Arturo Palma Torres, Véronique Bisaillonquelcommerceequitable
Quel commerce équitable pour demain ? Pour une nouvelle gouvernance des échanges, Écosociété, et Charles Léopold Mayer, éd., 2009, 231 pages

Sans être plus vertueux que quiconque, j’achète du café équitable qui me coûte un peu plus cher, mais qui est de meilleure qualité. De plus, il est même certifié biologique. Bref, mon délicieux café colombien est à la fois équitable et biologique, et s’inscrit dans la grande chaîne du commerce équitable.

Je sais que le commerce équitable a pour but d’accorder un prix juste au producteur en évitant, autant que faire que se peut, les bénéfices prélevés par les intermédiaires. Voilà où j’en étais au moment de me plonger dans cet ouvrage fort instructif, le collectif dirigé par Corinne Gendron intitulé Quel commerce équitable pour demain ? Pour une nouvelle gouvernance des échanges.

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Barthélémy Courmont. Chine, la grande séduction
Mai-Juin triangle Comptes rendus
Daniel Gomez   
01-08-2010

  Barthélémy Courmont
Chine, la grande séduction. Essai sur le soft power chinois, Choiseul, Paris, 2009, 196 pages

grandeseduction Au train où vont les choses, la Chine est en passe de devenir la première puissance économique mondiale. Avec 1194 milliards $ US, elle vient déjà de prendre le premier rang des puissances exportatrices. Sa voracité économique est sans limites ; des hommes d’affaires chinois vont même jusqu’à s’accaparer de terres agricoles africaines et lorgnent même du côté des terres agricoles québécoises. La liste des exemples de son expansion économique un peu partout sur la planète s’allonge de jour en jour. Dernièrement, la compagnie Volvo, un ex fleuron de l’industrie automobile suédoise, est tombée dans l’escarcelle chinoise ; symboliquement c’est significatif. Le pays de Mao s’implante également au cœur même de l’économe américaine. En effet, non content de posséder pour 740 milliards de dollars en titres du Trésor américain, il s’installe pour 20 ans, et au coût de 800 dollars le mètre carré, dans cinq étages de la future Liberty Tower, qui remplacera le World Trade Center. Cette opération s’est faite par la Beijing Vantone Real Estate Co, une société chinoise, dont une partie de la propriété appartient à la China Life Insurance, elle-même reliée à la State Developement and Investment Corp., organisme financé par l’État chinois et dont l’objectif consiste à accroitre au maximum l’efficacité des investissements de cet État. Difficile de ne pas voir derrière cet astucieux montage une stratégie gouvernementale politico-financière claire.

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Une chasse-galerie à Montréal - Conte légendaire (extrait-primeur)
Mai-Juin triangle Articles
Serge Gauthier   
31-07-2010
L’auteur est historien, ethnologue et écrivain. Ce texte est constitué d’extraits d’Une chasse-galerie à Montréal, un conte légendaire à paraître sous peu aux Éditions du Québécois en partenariat avec les Éditions Charlevoix.
 
Où déposer tes bagages ? Où déposer tes voyages ? Toi qui as les yeux pleins de villages, toi qui as l’accent de ta mère, le nez de ta sœur et la tête bourrée de litanies. Toi qui n’as pas de pays. Sinon là ! Sur la Main, propriété des égarés !
- Pierre Perrault

Ils veulent effacer toutes les littératures de chasse-galerie pour en faire des immeubles vitreux. Quartier des spectacles, quartier de quoi ? De rien, de tout, de n’importe quoi. Comme s’il n’y avait jamais rien eu là. Comme si Montréal n’avait pas été cette conquête étrange d’un certain héritage autrement mort, autrement déraciné. D’une histoire pleine d’ancêtres, mais désertée désormais, comme une chevelure perdue de pays chauve. Un homme avance, mais ses pas ne s’imprègnent plus. Ce n’est plus comme avant. Comme si sa mémoire s’était effacée. Et ce n’est pas que sa mémoire à lui, c’est aussi celle de tout un peuple qui s’efface et s’effare, non loin d’ici, coin Sainte-Catherine et Saint-Laurent.

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Se tenir droit dans la rupture
Mai-Juin triangle Éditorial
Robert Laplante   
10-06-2010

2010maijuin250 C’était pour ainsi dire inscrit dans les résultats référendaires de 1995. Un régime qui ne se maintient que par l’usurpation de notre droit à l’autodétermination, qui ne recule devant aucune manœuvre illégitime, qui multiplie les tactiques illégales et mobilise ce qu’il y a de plus veule chez ses intendants locaux ne peut déboucher sur autre chose. Le durcissement, ce n’était que la phase initiale : loi sur la clarté, asphyxie financière et haussement de ton politique, il n’y avait rien là que du prévisible, de la réponse normale d’un État qui s’est senti menacé. La phase deux, pour rappel, n’aura servi qu’à compléter le dispositif en déployant un immense arsenal de propagande et en s’assurant qu’il imprègne et mobilise tout l’appareil de l’État. Cela aura requis le recours au banditisme et à toutes les manœuvres dont nous aurons eu un aperçu avec le scandale des commandites. Le processus aura été facilité par un Lucien Bouchard inapte et timoré qui aura gaspillé une conjoncture favorable et pratiqué la servilité tétanisée. La phase trois se déroule sous nos yeux et personne ne l’incarne mieux que notre premier sous-ministre, un parangon de la politique mercenaire et de la capitulation intéressée.

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Été 2010 - Une
Les Cahiers de lecture triangle Été 2010
L'Action nationale   
31-05-2010

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2010eteune525

 

« Polissez-le sans cesse et le repolissez… »
Mai-Juin triangle Dossier triangle Pierre Vadeboncoeur, un homme libre
Michel Rioux   
21-07-2010
Pierre Vadeboncoeur écrivait tous les jours. Yvon Rivard le souligne dans son texte. « Quand je m’étonnais qu’il puisse écrire tous les matins, beau temps, mauvais temps, ce qu’il aura fait jusqu’à la fin, il me répondait, à son tour étonné par ma question : « Un écrivain, ça écrit ». Quand je lui demandais ce qu’il était en train d’écrire, sa réponse était toujours une variante de « je ne sais pas vraiment où je vais mais j’y vais ». Il se mettait à la remorque de sa pensée, en quelque sorte. Ce qui se traduisait par des manuscrits dans lesquels on peut constater le processus d’écriture et de recherche. En novembre dernier, il m’avait envoyé la première page d’un texte portant le titre : Quoi ? La liberté. Il l’avait accompagnée du mot suivant :
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Pierre Vadeboncœur et le respect des opinions des autres
Mai-Juin triangle Dossier triangle Pierre Vadeboncoeur, un homme libre
Louis Gill   
21-07-2010

J’ai connu Pierre Vadeboncœur au début des années 1970 lorsqu’il dirigeait le Secrétariat d’action politique de la CSN avec André L’Heureux et Paul Cliche et que je militais dans les instances de la centrale en tant que délégué du Syndicat des professeurs de l’UQAM. Nous défendions lui et moi des points de vue radicalement opposés, en particulier sur la question de l’action politique des travailleurs, et nous avons publiquement croisé le fer au début de 1975 dans les pages du journal indépendantiste Le Jour dirigé par Yves Michaud. Pierre Vadeboncoeur était partisan de l’adhésion des travailleurs au Parti québécois ; je soutenais la perspective de la construction d’un parti des travailleurs indépendant.

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Une vie multiple et pleine
Mai-Juin triangle Dossier triangle Pierre Vadeboncoeur, un homme libre
Michel Rioux   
21-06-2010

2010maijuin250Présentation du dossier
Pierre Vadeboncoeur, un homme libre
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Il y a 36 ans, en 1974, un groupe de jeunes intellectuels, auquel René Lévesque s’était joint, publiaient un recueil de textes en hommage à Un homme libre, Pierre Vadeboncoeur. Deux des auteurs d’alors, François Ricard et Yvon Rivard, participent au présent dossier. Ces jeunes intellectuels étaient pour le moins porteurs d’une formidable intuition, à savoir que les décennies qui suivraient verraient apparaître l’essayiste sans doute le plus marquant de notre époque. Cet hommage lui était rendu avant même que ne paraissent ces livres qui ont fait de Pierre Vadeboncoeur celui que la critique n’a cessé de saluer, avant Les deux royaumes, avant Essai sur une pensée heureuse, avant Le bonheur excessif, avant L’Humanité improvisée, avant La clef de voûte. La majeure partie de son œuvre était encore à l’état de devenir, mais d’ores et déjà, on avait reconnu à quoi elle était promise.

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Pur essai
Mai-Juin triangle Dossier triangle Pierre Vadeboncoeur, un homme libre
François Ricard   
21-07-2010

J’ai fait la connaissance de Pierre Vadeboncoeur en 1972. J’avais vingt-cinq ans, et j’avais lu la plupart de ses livres, pour lesquels j’éprouvais la plus grande admiration (en particulier La ligne du risque, bien sûr, mais aussi – sinon davantage encore – Un amour libre et La dernière heure et la première, publiés quelques années auparavant). C’est par André Major (qui le connaissait depuis longtemps) que le rapprochement s’est fait, et que j’ai pu lire, en manuscrit, le nouvel ouvrage que Vadeboncoeur venait d’achever, Indépendances. Par la suite, j’ai écrit quelques textes sur lui et j’ai été, brièvement, son éditeur. Pratiquement jusqu’à sa mort, nous n’avons jamais cessé de correspondre, de nous parler au téléphone, de nous voir de temps à autre, de discuter de ses manuscrits (qu’il me faisait lire) et, surtout, de laisser croître entre nous une amitié à la fois indéfectible et, comment dire, résolument dialectique, dans la mesure où nos « positions » respectives, tout en se distinguant, voire en s’opposant de plus en plus avec les années, n’empêchaient nullement, favorisaient même la poursuite entre nous d’un véritable dialogue, comme seuls peuvent en entretenir deux êtres que leur sensibilité rapproche, qui partagent un certain nombre de valeurs communes (et entre eux indiscutables) mais qui savent, chacun pour soi, que l’autre vit dans un monde qui n’est pas le sien et qui acceptent sereinement qu’il en soit ainsi.

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