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L'Action nationale - Accueil
Mai-Juin 
Articles
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Serge Cantin
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20-07-2010 |
Texte d’une conférence prononcée le 12 mars 2010 dans le cadre du colloque « Vainqueurs ou vaincus ? L’influence des idéologies sur la mémoire et l’histoire », organisé sous les auspices de l’Association des étudiants en histoire de l’Université du Québec à Trois-Rivières. Son titre complet est: De quoi payons-nous le prix, de la défaite ou d’y avoir survécu ?
Or je vois nos êtres en détresse dans le siècle
je vois notre infériorité et j’ai mal en chacun de nous
— Gaston Miron
Pour moi, ce qui fait la raison d’appartenir à ce peuple-ci, de se solidariser avec lui, c’est le caractère extraordinairement tragique de son histoire, cette recherche pénible de soi.
— Fernand Dumont
Le titre de cette conférence se veut délibérément provocant. Car mon intention n’est pas tant ici de discourir savamment sur notre histoire que de vous transmettre une part de mon inquiétude touchant l’avenir de ce que le chanoine Groulx appelait « notre petit peuple ». Vous voyez qu’en évoquant d’entrée de jeu l’auteur de Notre maître, le passé, je ne crains ni l’anachronisme ni le procès d’intention.
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Mai-Juin 
Dossier 
Pierre Vadeboncoeur, un homme libre
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Gérald Larose
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20-07-2010 |
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Sa biographie officielle indiquera qu’il a œuvré à la CSN de 1950 à 1975. Ce sera faux. Pierre Vadeboncoeur a toujours été présent à cette organisation. Je prétends même qu’il le sera encore longtemps.
Oui, officiellement, il a quitté la CSN en 1975. Après 25 années de bons et loyaux services, aurait-on dit ? Dans son cas, ces services furent plutôt structurants et déterminants. De 1950 à 1975, au Québec, c’est l’exacte période du passage de l’ordre ancien à l’ordre nouveau, du cléricalisme et du duplessisme à la modernité et à l’État social. Et un des lieux où a été cogité le projet emballant de transformer radicalement et profondément le Québec fut la CTCC (Confédération des travailleurs catholiques du Canada) qui le déclina d’abord pour elle-même en devenant en 1960 la CSN (Confédération des syndicats nationaux). Pierre Vadeboncoeur y joua un très grand rôle.
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Mai-Juin 
Dossier 
Pierre Vadeboncoeur, un homme libre
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Yvon Rivard
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20-07-2010 |
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L'auteur est professeur et écrivain
Quand je m’étonnais qu’il puisse écrire tous les matins, beau temps mauvais temps, ce qu’il aura fait jusqu’à la fin, il me répondait, à son tour étonné par ma question : « Un écrivain, ça écrit ». Quand je lui demandais ce qu’il était en train d’écrire, sa réponse était toujours une variante de « je ne sais pas vraiment où je vais, mais j’y vais ». Toute la vie, toute l’œuvre de Vadeboncoeur tient dans ces deux réponses qui nous rappellent que tout être humain, écrivain ou non, doit créer le monde dans lequel il va vivre, dans lequel il veut vivre, et créer, cela veut dire aller de l’avant, vers l’inconnu, car notre monde et nous-mêmes ne pouvons exister qu’en mouvement, que tendu vers ce qui vient, pour le meilleur ou pour le pire. Vadeboncoeur mise sur le meilleur, il postule « l’inimaginable étendue du réel », il établit « l’hypothèse du tout plutôt que celle du rien ». En d’autres termes, l’être humain, s’il veut passer à travers le jour, les années, les épreuves et la mort, doit imaginer, vouloir et désirer ce qu’il ne connaît pas, « toujours chercher l’autre monde à travers l’apparence du nôtre ». L’être humain, s’il ne veut pas subir son destin, s’il veut vivre librement, n’a pas d’autres choix que de travailler à l’élaboration constante des formes de la vie, et même de croire « à la variété sans limite des formes du vivant ». Autrement dit, ce monde n’existe que si nous le créons sans cesse, et nous ne pouvons le créer que si nous le rattachons à un autre monde. Vadeboncoeur a passé sa vie à se promener entre « le réel d’ici et le réel de là-bas ». Pour chasser notre peine aujourd’hui, nous pouvons ouvrir n’importe lequel de ses livres et nous dire, comme il le disait de Beethoven, « qu’il ne faisait que progresser au cœur de l’être », que maintenant « le voilà faisant corps avec la cathédrale du monde ».
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Mai-Juin 
Dossier 
Pierre Vadeboncoeur, un homme libre
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Jean-François Nadeau
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20-07-2010 |
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Je l’ai beaucoup lu. Je l’ai écouté aussi. Il va de soi que je n’ai pas tout lu, ni tout écouté. Mais Pierre Vadeboncœur était vite devenu pour moi, à force de le lire et de l’entendre, un des rares hommes à qui j’ai songé et à qui je songe encore souvent à l’heure de la réflexion. Je me demande ce qu’il penserait de tel ou tel problème, lui qui avait un jugement si sûr, un véritable aplomb en toutes choses. Depuis des années, je le prends ainsi volontiers à témoin de ma propre vie. J’oserais même dire qu’il représente pour moi une sorte de maître, même si je n’ai, paradoxalement, jamais voulu en avoir.
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Mai-Juin 
Articles
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Pierre Graveline
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20-07-2010 |
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Décidément, les élites québécoises semblent avoir le moral bien bas par les temps qui courent. Rares sont désormais les semaines où l’un ou l’autre des porte-parole attitrés ou autoproclamés de nos élites politico-économico-médiatiques, ne vient pas expliquer au bon peuple que le Québec est une véritable catastrophe ambulante.
À les entendre, la Révolution tranquille aurait été une immense erreur, ses fruits tous plus pourris les uns que les autres. Notre système d’éducation ? Un lamentable échec ! Notre économie ? En retard sur celle de tous nos voisins ! Nos programmes sociaux et nos services publics ? Au-dessus de nos moyens ! Notre culture ? Un luxe pour happy few ! Notre démocratie ? Malade de la peste !
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Mai-Juin 
Articles
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Charles Courtois
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28-06-2010 |
Cet
hiver, nous avons
pu observer une triple offensive multiculturaliste, représentative des
moyens
par lesquels l’idéologie officielle du nouveau Canada de Trudeau trouve à
s’imposer au Québec malgré les déclarations contraires de nos
gouvernements
depuis 1971. En effet, outre les domaines qui relèvent du fédéral comme
la
politique du multiculturalisme, une partie de la politique d’immigration
dont
la naturalisation et, last
but not least, l’activisme des tribunaux,
spécialement
de la Cour suprême, en fonction de la Charte canadienne des droits de
1982, on
peut discerner trois grandes voies par lesquelles le multiculturalisme
s’impose
au Québec.
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Mai-Juin 
Articles
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André Véronneau
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28-06-2010 |
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Le titre complet de cet article est:
Dérives du libéralisme économique, fondement de la libre entreprise et nécessité étatique
L'auteur est président de l’Institut de recherche en économie contemporaine (IRÉC). Il s'inspire ici d'Esdras Minville qui fut, entre 1922 et 1962, économiste, professeur puis directeur des Hautes Études Commerciales de Montréal (HEC). Minville a réfléchi en profondeur sur les causes et les conséquences de la crise de 1929 mais surtout, a analysé la vision du monde sous-jacente à la pensée économique libérale. Dans les années 1980 et 1990, François-Albert Angers, professeur à la même école et collègue de Minville pendant 25 ans, a colligé et rassemblé ses écrits, ses conférences, son œuvre, en 13 volumes. Ce texte est inspiré, en ce qui concerne les principes exposés, de la pensée de Minville et les principales références sont tirées du volume 2 de La vie économique, intitulé « Systèmes et structures économiques ». C'est Esdras Minville, qui a relancé la revue L'Action française sous le nom de L'Action nationale en 1933 en élargissant son champ d'intérêt à l'économie et au développement régional.
Le libéralisme économique est une doctrine fondée sur une abstraction, l’homo oeconomicus, c’est-à-dire sur l’être humain extrait de son milieu social et n’agissant plus que sous la poussée de ses besoins physiques et de son appétit de jouissances. […] À l’économiste libéral, la société apparaît donc ainsi qu’un vaste organisme animé par un moteur unique et soumis à un petit nombre de lois rigides et inéluctables qui en régularisent le fonctionnement. Toute mesure qui tendrait à entraver le jeu normal de ces lois ou à limiter l’impulsion de l’intérêt personnel est donc déclarée contraire à l’ordre naturel et au bien de la société.
— Esdras Minville, 1932
Notre société est imprégnée de la pensée néolibérale. Certains groupes aux puissants intérêts financiers et économiques la promeuvent par intérêt, d’autres, influencés par l’air du temps, s’en font les défenseurs sans s’être vraiment interrogés sur ses fondements et ses répercussions humaines.
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Les Cahiers de lecture 
Été 2010
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Robert Laplante
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31-05-2010 |
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C’est Lord Durham qui doit se retourner dans sa tombe ! Le petit peuple du Saint-Laurent n’a pas seulement continué son chemin et fait son histoire, il la raconte et la questionne avec une fougue et une vitalité remarquables. La production des historiens québécois est d’une abondance et d’une richesse qui la démarque très nettement dans l’ensemble de la production des sciences humaines. Il fallait le souligner et c’est la raison pour laquelle Les Cahiers de lecture présentent ici une très solide sélection des ouvrages récents.
Nous suivons déjà assez fidèlement la production historienne, nos
numéros antérieurs en témoignent, mais nous voulions, avec ce dossier,
faire un effort particulier pour attirer le regard et contribuer à notre
manière à l’enrichissement des nombreux débats qui structurent cette
discipline et qui font l’essentiel de sa vitalité. S’il fallait la
caractériser d’un seul trait d’ensemble, on pourrait dire que s’y
renouvelle et s’y incube d’une manière fort stimulante la question
nationale. La mémoire historienne, faut-il le préciser, n’est jamais
étrangère aux mouvements profonds de la vie de la nation et une
production si bouillonnante ne peut qu’être un indicateur fiable que
quelque chose d’important est en train de se passer dans la
représentation du Québec et, du coup, dans sa façon de se projeter.
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Les prix de L'Action nationale 
Prix Richard-Arès
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Michel Seymour
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31-05-2010 |
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Les membres du jury pour le prix Richard Arès du meilleur
essai en 2009 ont unanimement choisi de couronner l’ouvrage La souveraineté du Québec. Hier, aujourd’hui
et demain de Jacques Parizeau, paru chez l’éditeur Michel Brûlé.
Michel Seymour, porte-parole du jury du prix Richard-Arès, Denis Monière, président de la Ligue d'action nationale, et Jacques Parizeau, récipiendaire.
Dans cet ouvrage, Monsieur Parizeau illustre une fois de
plus les qualités qui ont toujours été les siennes. Il fait montre d’une
formidable connaissance des rouages de l’administration publique québécoise
tout en demeurant très près des gens. Il manifeste des qualités intellectuelles
exceptionnelles tout en tenant un propos très accessible. Il tient compte de la
complexité énorme des enjeux tout en démontrant un jugement sûr s’appuyant sur
le sens commun. Ses connaissances théoriques rivalisent avec son souci de
discuter d’applications concrètes. Il traite de sujets très sérieux, mais il le
fait souvent avec un certain amusement. Il s’appuie sur une expérience de
plusieurs décennies, mais il est en même temps capable de s’adapter au temps
présent. Nous avons affaire à un grand politicien mais aussi à un excellent
professeur, à un intellectuel universitaire mais qui est en même temps capable
de s’engager ouvertement en faveur de la souveraineté du Québec. Il a les yeux
tournés vers le futur, mais il fait montre de patience et tient compte de la
capacité des Québécois à tolérer le changement. Il sait débusquer les très
nombreux pièges tendus par les adversaires de la souveraineté du Québec, mais
il peut en même temps manifester un certain optimisme serein face à l’avenir.
Sur le fond, il a une vision progressiste de la société, mais celle-ci est en
même temps une vision modérée. C’est un véritable homme d’État, mais il
favorise aussi la décentralisation des pouvoirs vers les villes advenant un
Québec souverain.
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À chaud... 
Lectures à chaud
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Mathieu Bock-Coté
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05-06-2010 |
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On le dit souvent d’une formule
simple : la loi 101 a perdu son mordant. Il faudrait plutôt dire :
elle n’a plus de dents. La loi 101 est devenue un symbole. Mais elle n’est plus
que cela : un symbole, qui assure aux Québécois un sentiment de sécurité
linguistique artificiel. Et la présentation du projet de loi 103 par le
gouvernement libéral vient confirmer la spirale régressive de la question
linguistique.
On en devine bien les conséquences :
la brèche dans la loi 101 s’élargira nécessairement. Comme on le voit déjà avec
l’Université Concordia et avec la question des hôpitaux universitaires, les
institutions anglophones, traditionnellement garantes des droits de la minorité
historique anglaise, seront instrumentalisées pour mettre en concurrence deux
systèmes scolaires qui ramèneront tôt ou tard la société québécoise à une
situation se situant entre le bill 63 et le bill 22. Ce qui est certain, c’est
que ce qui reste de la loi 101 est appelé à s’étioler.
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Sommaires des Cahiers 
Sommaires 2010
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L'Action nationale
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30-05-2010 |
Mémoire vive
et travaux
d'histoire
Une célébration des ouvrages consacrés à divers pans et objets de notre
histoire dans les Cahiers de lecture Été 2010.
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Avril 
Éditorial
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Robert Laplante
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16-04-2010 |
289.04 Kb Télécharger en format pdf
Rarement a-t-on vu un budget du Québec aussi provincial. Parfait mélange de résignation comptable, de fétichisme idéologique et d’à-plat-ventrisme canadian, l’opus de Raymond Bachand donne le signal d’une volonté féroce de normalisation de la province de Québec. Le Parti libéral et ceux qui le soutiennent dans cette malsaine entreprise sont plus que jamais déterminés à gérer le Québec avec les moyens que le Canada lui laisse. Telle est en effet la situation réelle : nous sommes dans une conjoncture financière créée, certes, par l’aveuglement idéologique du gouvernement et son parti-pris pour les solutions néo-libérales, mais dans un cadre qui détermine toutes les autres options. Et ce cadre, c’est celui d’une nation qui n’a pas le contrôle sur la majorité des impôts versés par ses contribuables.
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