Rassemblement contre le jugement de la Cour suprême
Robert Laplante, directeur de L'Action nationale, le 16 novembre 2009 lors du premier rassemblement contre le jugement
de la Cour suprême invalidant la loi 104 du Québec.
Les archives complètes de L'Action nationale sont maintenant accessibles sur ce site. Bibliothèque et Archives nationales du Québec a numérisé tous les numéros publiés sous le nom de L'Action nationale (1933). Les numéros publiés sous le nom de L'Action française (1917) seront bientôt accessibles également.
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Je sais depuis 1963 que l’indépendance du Québec est la seule solution d’avenir pour les Québécois. Rigoureusement la seule. Il n’y en a pas d’autre, quoi que puissent prétendre ceux qui, de bonne ou de mauvaise foi, travaillent contre.
Il est rare qu’une société arrive à une situation où le choix entre disparaître et durer se pose en quelque sorte absolument. L’histoire, qui semble se poursuivre tant bien que mal, recouvre longtemps ce radical dilemme.
Les principales institutions politiques québécoises sont un héritage
du conquérant anglais adapté aux couleurs locales. Notre régime
parlementaire préconise une concentration extrême des pouvoirs. Il
s’agit d’une « régime pour élites » protégé par un élément principal,
le mode de scrutin majoritaire. Le Québec, comme le Canada d’ailleurs,
est toujours gouverné par un parti minoritaire aux voix, ne disposant
souvent même pas de 40 % des voix. Cette aberration démocratique n’est
fonctionnelle que parce qu’elle dispose d’un mécanisme transformant le
parti vainqueur en parti majoritaire aux sièges. C’est ce qui le rend
capable de prendre des décisions. La prise de décision devient du coup
elle-même questionnable : des gouvernements dirigés par une faction
minoritaire aux voix peuvent-ils être légitimes démocratiquement ? Pis
encore, il arrive de temps à autres que le second parti aux voix
dispose de plus de sièges que le premier parti et qu’il forme ainsi le
gouvernement. Il est également la règle que les partis disposant de
moins de 20 % des voix en soient réduits à une représentation
symbolique. En bout de ligne, ces gouvernements ne sont légitimes qu’en
vertu de la reconnaissance de leur légitimité par les partis
d’opposition. Pour le plus grand malheur des citoyens, tous les partis
d’opposition rêvent d’en faire autant, c’est-à-dire de gouverner seuls
et sans partage.
Le marché est un grand serviteur, mais
un très mauvais maître.(Rafael Correa, président de
l’Équateur)
Quel type de développement régional doit-on
poursuivre ? Comment l’assurer, et en faveur de qui ?
Ce sont là des questions complexes. Pour les traiter, je
compte les aborder ici sous l’angle écologique, conjuguant économie, politique
et éthique. Cette perspective influence à présent nombre de politiques
publiques. L’approche écologique change radicalement la façon d’envisager notre
mode de vie, qu’on parle modèles de développement ou habitudes de consommation.
Cette problématique porteuse ratisse par conséquent très
large, un atout indispensable pour affronter les graves questions qui plombent
actuellement l’horizon. L’on songe évidemment au réchauffement climatique qui
mobilisera les énergies au cours des prochaines décennies, mais qui n’est pas
propre aux régions.
Jean-François Lisée Pour une gauche efficace, Boréal, 2008, 276 pages.
Un véritable moulin à idées. J’ai fait le calcul : entre les pages 75 et 224, Lisée apporte en moyenne une proposition originale aux deux pages. Le tout se présente comme un véritable programme de gouvernement. Publié un an après l’essai Nous (Boréal 2007), rédigé en marge du débat sur les accommodements raisonnables et du projet de loi péquiste sur l’identité québécoise, le livre se présente comme le deuxième volet de la plateforme Lisée à l’attention d’un éventuel gouvernement du Parti québécois. Après l’identitaire, le socio-économique.
Pour une gauche efficace. Ne parlons pas du titre de l’ouvrage, emprunté à François Legault et offrant le cadre idéologique du travail de Lisée. Chacun jugera à sa manière le récit proposé d’une opposition entre une droite souhaitant à tout prix réduire la taille de l’État et une gauche pétrifiée dans la défense des acquis. Certains y verront une manière légitime de cerner le débat, d’autres une simplification du spectre politique, et d’autres encore une pirouette ostentatoire pour demeurer du côté des gentils. N’en parlons pas. Parlons de la substance, car elle est réelle.
Marine Lefèvre Charles de Gaulle. Du Canada français au Québec, Montréal, Leméac, 2007, 199 pages.
Pour évaluer un tel ouvrage nous devrions nous demander : quel est son objectif et le remplit-il bien ? Puisqu’il s’agit d’un ouvrage tiré d’un mémoire de maîtrise, il conviendrait de s’attendre avant tout à une bonne synthèse sur la question des relations entre l’homme du 18 juin et le Québec, et de juger en conséquence.
Mais trop d’éléments manquent à cet ouvrage pour remplir ce mandat avec satisfaction. Pareil exercice exigerait, d’abord, de présenter de manière un tant soit peu approfondie la pensée du général de Gaulle et la place du Canada français et du Québec dans son esprit et son cœur, en conséquence de la doctrine gaulliste. Ensuite, il faudrait rappeler rapidement ce que signifie, au Québec même, le passage des épithètes « canadien-français » à « québécois » pour parler du même peuple et plus largement le contexte de la Révolution tranquille du point de vue national.
Louise Beaudoin et Stéphane Paquin (dir.) Pourquoi la Francophonie ?, vlb éditeur, 2008, 236 pages.
Publié un peu avant que se tienne à Québec le XIIe Sommet de la
Francophonie et que soit connue la Déclaration de Québec, le collectif
de Louise Beaudoin et Stéphane Paquin, intitulé « Pourquoi la
Francophonie ? », préfacé par le Secrétaire général de la Francophonie,
M. Abdou Diouf, présente « des textes de spécialistes et de
personnalités du monde politique qui ont à cœur la Francophonie et qui
souhaitent que cette organisation joue un rôle plus important dans le
monde » (cf.p. 31). Son intérêt repose sur la diversité des thèmes
abordés et des points de vue exprimés “sans concessions” par les
quatorze auteurs qui proviennent de France, du Québec, de Belgique, du
Cameroun et du Liban.
Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il en a coulé de l’eau sous les
ponts depuis l’érection de la première éolienne aux
Iles-de-la-Madeleine en 1977 et de l’installation du premier parc,
inauguré en 1987, à Cap-Chat, en Gaspésie. Au total, la région de
l’Est-du-Québec compte aujourd’hui 202 éoliennes pour une puissance
installée de 216 mégawatts.
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Près de 200 comptes rendus, signés par des spécialistes des questions
abordées, dressent un portrait fascinant de la matière éditoriale
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Après le prince Desmarais, il était entendu que le croupion Jean Charest soit décoré de la Légion d’honneur. L’ordre des célébrations et des distinctions fut en tout cas assez révélateur : le pouvoir économique y a eu doublement préséance sur le politique ! Malgré l’insulte et l’injure, les souverainistes devraient remercier secrètement le turbulent petit Français pour ses propos intempestifs : ils annoncent peut-être le début de la fin de la mauvaise conscience souverainiste.
Chercheur et auteur de Deux poids, deux mesures. L'impact du vote des non-francophones au Québec, VLB, 2003
Les
élections du 8 décembre ont évidemment fait des heureux, notamment les partis
qui se sont partagé les restes de l’Action démocratique du Québec (ADQ), et
Québec solidaire (QS), qui s’est frayé un chemin dans notre sanctuaire
démocratique. Malgré toute l’attention médiatique accordée à ce rebrassage des
cartes, le système de partis québécois se trouve dans une profonde crise de
légitimité. Les gagnants n’ont jamais été aussi faibles, et le gouvernement,
jamais aussi mal en point. L’énormité de l’abstentionnisme n’est ni bonne ni
mauvaise, mais elle témoigne de la faible adéquation entre les aspirations
populaires et l’offre de l’ensemble des partis. À la décharge de ceux-ci et des
abstentionnistes, il faut ajouter que cette offre est présentée par des médias
qui appuient ouvertement certaines options politiques et socio-économiques et
qui étouffent aussi discrètement que sûrement l’acheminement du message des
formations politiques les plus dynamiques en direction des électeurs.
Rarement a-t-on vu une ambition collective être détournée à
ce point. Les Québécois avaient élu, en 1994, un gouvernement qui devait
recentrer l’école autour des matières de base, consacrer plus de temps au
français, à l’histoire et aux sciences.
-Éric Bédard
« Note au (futur) ministre de l’Éducation »,
dans Robert Comeau et J. Lavallée (dir.), Contre la réforme pédagogique,
Montréal, VLB, 2008, p. 12
Comment imaginer une démocratie où des citoyens responsables
émergeraient des déserts de l’esprit ?
-Fernand Dumont
Raisons
communes, Montréal, Boréal, 1995, p. 173
Dans Raisons communes, Fernand Dumont s’interrogeait :
« Qu’avons-nous fait de la culture ? » Pour y répondre, il
revenait sur un texte qu’il avait écrit en 1974 en réaction à la dégradation de
la culture et de l’éducation qui se manifestait de manière éclatante à
l’occasion de la publication d’un manifeste de la CEQ, L’école au service de la
classe dominante, qui dénonce la culture comme un des éléments de l’aliénation
des couches populaires. Dumont y voyait un détournement des aspirations de la
Révolution tranquille.
La rébellion réprimée au Tibet, ce
printemps, a suscité et suscite un élan de sympathie à travers le monde, qui se
manifeste spécialement le long du parcours de la flamme olympique. Sympathie
éminemment justifiée. Il y a plus de cinquante ans que le peuple tibétain
souffre sous le joug chinois. Rarement avait-on vu des opinions publiques
internationales soulever avec une telle intensité cette question. Il y a donc
lieu de s’en féliciter.
Mais pose-t-on le problème dans les bons termes ?
Partout, on entend un slogan, « droits de l’homme au Tibet », qui
paraît étouffer celui de « Tibet libre » que poussent plus
volontiers les Tibétains en exil.