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Prix Richard-Arès - Lauréats depuis 1991 Version imprimable
L'Action nationale   
23-05-2006

ares150

 

L'oeuvre de Richard Arès se distingue par quelques traits omniprésents, en particulier le souci presque cartésien de définir, de distinguer, de clarifier. Et la volonté de restreindre toute passion, pour laisser au lecteur la responsabilité des conséquences qu'il tirera.

— Julien Harvey, L'année politique au Québec 1988-1989

Le prix Richard-Arès de L'Action nationale a été créé en hommage au père Richard Arès qui, par ses multiples écrits sur notre question nationale, a contribué d'une manière exceptionnelle à stimuler et à enrichir la réflexion de nos compatriotes.

Ce prix est attribué chaque année depuis 1991 par la Ligue d'action nationale à l'auteur d'un essai publié au Québec qui témoigne d'un engagement à éclairer nos concitoyens sur les grandes questions d'intérêt national. Il est doté d'une bourse de $1000.

La création de ce prix a pour objectif essentiel de promouvoir la culture nationale en encourageant l'expression de la pensée.

Voici la liste des lauréats depuis 1991.

2009
Jacques Parizeau, La souveraineté du Québec. Hier, aujourd’hui et demain , Michel Brûlé

2008
Alain Deneault (avec Delphine Abadie et William Sacher), Noir Canada. Pillage, corruption et criminalité en Afrique, Écosociété

2007
Jean-Claude Corbeil, L'embarras des langues, Québec Amérique

2006
Benoit Melançon, Les yeux de Maurice Richard, Fides

2005
Eugénie Brouillet, La négation de la nation , Septentrion

2004
Pierre Duchesne, Jacques Parizeau: Le Régent (1985-1995) , Québec Amérique

2003
Anne Legaré, Le Québec otage de ses alliés , VLB Éditeur

2002
Joseph-Yvon Thériault, Critique de l'américanité , Québec Amérique
et Jacques Beauchemin, L'histoire en trop , VLB Éditeur

2001
Michel Seymour, Le pari de la démesure . L'intransigeance canadienne face au Québec, L'Hexagone

2000
Yvan Lamonde, Histoire sociale des idées au Québec , 1760-1896, Fides

1999
Louis Balthazar et Alfred O. Hero, Le Québec et l'espace américain , Québec Amérique

1998
Claude Bariteau, Québec 18 septembre 2001 , Québec Amérique

1997
Michael Keating, Les défis du nationalisme moderne : Québec, Catalogne, Écosse , Presses de l'Université de Montréal

1996
Gilles Bourque et Jules Duchastel, L'identité fragmentée , Éditions Fides

1995
Pierre Paquette, Un Québec pour l'emploi, Éditions Saint-Martin

1994
Alain-G. Gagnon, Québec : État et société, Éditions Québec Amérique

1993
Jean Lamarre, Le devenir de la nation québécoise, Éditions du Septentrion

1992
Claude Corbo, Mon appartenance, Éditions VLB

1991
Paul-Émile Roy, Une révolution avortée: l'enseignement au Québec depuis 1960, Éditions du Méridien

 

 

 

Prix Richard-Arès 2009

037.parizeau_c1Les membres du jury pour le prix Richard-Arès du meilleur essai en 2009 ont unanimement choisi de couronner l’ouvrage de Jacques Parizeau, La souveraineté du Québec. Hier, aujourd’hui et demainparu chez l’éditeur Michel Brûlé.

Le jury, présidé par Denis Monière, professeur au département de science politique de l'Université de Montréal, était composé de Simon Langlois, professeur au département de sociologie de l'Université Laval, Michel Seymour, professeur au département de philosophie à l'Université de Montréal et Robert Comeau, professeur associé au département d'histoire à l'Université du Québec à Montréal. 

 Allocution de Michel Seymour

Prix Richard-Arès 2008

noircanada150Alain Deneault, Delphine Abadie et William Sacher remportent le prix Richard-Arès pour leur ouvrage Noir Canada publié chez Écosociété

Le jury, présidé par Denis Monière, professeur au département de science politique de l'Université de Montréal, était composé de Simon Langlois, professeur au département de sociologie de l'Université Laval, Michel Seymour, professeur au département de philosophie à l'Université de Montréal et Robert Comeau, professeur associé au département d'histoire à l'Université du Québec à Montréal. 

Allocution de Michel Seymour pour le jury.

Allocution vidéo d'Alain Deneault

 

Prix Richard-Arès 2007

embarras150 La Ligue d'action nationale, éditrice de la revue L'Action nationale et des Cahiers de lecture de L'Action nationale , décerne à Jean-Claude Corbeil le prix Richard-Arès du meilleur essai publié en 2007 pour son ouvrage L'embarras des langues publié par l'éditeur Québec Amérique. Cet ouvrage raconte les grandes étapes de l’histoire de la politique linguistique québécoise.

« Racontant les grandes étapes de l'histoire de la politique linguistique québécoise, de l'origine de la concurrence entre langue française et langue anglaise à partir de la Conquête (1760) jusqu'aux gains et points faibles du dispositif actuel, L'Embarras des langues met en évidence le fait que la politique linguistique ne se réduit pas à la Charte de la langue française, qui n'en est que le volet législatif. En effet, la politique linguistique comprend d'autres éléments tout aussi stratégiques pour l'avenir de la langue française au Québec : la politique d'immigration, l'enseignement du français aux enfants et aux adolescents, la promotion d'un français de qualité dans son usage au Québec, l'engagement quotidien de chaque citoyen québécois envers la défense et l'illustration de la langue française comme langue commune du Québec. L'Embarras des langues est un essai éclairant qui permettra à chacun de prendre conscience du rôle qu'il a à jouer dans l'avenir de la langue française au Québec. »

 

Prix Richard-Arès 2006

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Le prix Richard-Arès de L'Action nationale pour le meilleur essai publié au Québec en 2006 a été attribué à

Benoit Melançon pour son ouvrage Les yeux de Maurice Richard publié chez Fides

Le jury était composé de Simon Langlois (Université Laval), Michel Seymour (Université de Montréal) et Robert Comeau (Chaire Hector-Fabre, UQAM).

« Cet ouvrage s’adresse à un auditoire bien plus large que le public restreint des universitaires, même s’il a été écrit par un universitaire. C’est le travail d’un chercheur rigoureux qui prend des notes quand il lit et qui a tout lu ce qu’il fallait lire. Mais cette rigueur n’alourdit jamais une histoire passionnante chargée de péripéties et pleine de rebondissements. Son livre illustre ainsi une nouvelle posture intellectuelle de l’universitaire québécois. (…) Benoît Melançon, lui, a décidé de ne pas rester en retrait et de sauter sur la patinoire. Il fait partie de ces universitaires québécois qui assument l’héritage de leur histoire populaire. Ses analyses ont certes pour effet de déconstruire en partie l’investissement mythique de notre peuple dans la personne de Maurice Richard, mais Melançon contribue en fait à une réconciliation entre l’intellectuel et le peuple, car cette déconstruction se fait pour ainsi dire «tendrement».

— Michel Seymour, au nom du jury 

L'allocution de Michel Seymour .

Prix Richard-Arès 2005

negationdelanationLe jury du prix Richard-Arès 2005 composé de

Simon Langlois, professeur au département de sociologie et titulaire de la chaire CEFAN de la Faculté des lettres de l’Université Laval;

Lucia Ferretti, professeur au département d'histoire et de géographie de l'Université du Québec à Trois-Rivières

Michel Seymour, professeur titulaire au département de philosophie à l’Université de Montréal;

Allocution de Michel Seymour

a choisi de décerner son prix à

Eugénie Brouillet
pour son ouvrage La négation de la nation.

Prix Richard-Arès 2004

leregentLe jury du prix Richard-Arès 2004, composé de

Simon Langlois, professeur au département de sociologie et titulaire de la chaire CEFAN de la Faculté des lettres de l’Université Laval;

Andrée Lajoie, professeure titulaire au Centre de recherche en droit public de la Faculté de droit de l'Université de Montréal;

Michel Seymour, professeur titulaire au département de philosophie à l’Université de Montréal;

a choisi de décerner son prix à Pierre Duchesne pour le troisième tome de son ouvrage biographique, Jacques Parizeau, Le Régent, 1985-1995

Allocution de Simon Langlois.

Communiqué de l'éditeur:

Montréal, le 17 juin 2005 – Québec Amérique félicite l’auteur et journaliste Pierre Duchesne qui s’est vu remettre, hier, le prix Richard-Arès (catégorie essai) pour sa biographie Jacques Parizeau, tome III, Le Régent, 1985-1995. Doté d’un montant de 1 000 $, ce prix récompense un auteur qui témoigne de son engagement pour éclairer ses concitoyens sur les grandes questions d’intérêt national.
Alors que les deux premiers tomes (Le Croisé et Le Baron) nous ont révélé un biographe hors du commun, Le Régent vient clore spectaculairement cette enquête à laquelle Pierre Duchesne aura consacré sept ans de sa vie.
Dans un style vivant et presque romanesque, ce journaliste-biographe nous trace, avec une minutie archéologique, l’histoire de ce grand homme politique qu’est Jacques Parizeau, mais aussi, parallèlement à ce destin hors du commun, l’histoire de tout un peuple, « son peuple ».
Rappelons que depuis 1991 la revue L’Action nationale décerne un prix en hommage à Richard Arès, un jésuite membre du concile Vatican II et collaborateur pendant 30 ans à la revue qui a éclairé d’une façon nouvelle la question nationale.
Ce que la critique en a dit :
« S’il est un mérite que les trois livres de Pierre Duchesne ont en commun, c’est de démontrer que Jacques Parizeau n’est pas homme à s’en laisser imposer... Quel souffle ce Duchesne ! Et quel courage ! » Michel Vastel, Le Soleil
« Un livre qui aide à comprendre l’homme Parizeau et qui jette un éclairage nouveau sur l’histoire politique récente du Québec. Du beau travail, monsieur Duchesne. Merci. » François Couture, Livre d’ici

Prix Richard-Arès 2003

 

otagelegareAnne Legaré : Le Québec otage de ses alliés paru chez vlb

Le livre démystifie l’idée que les Etats-Unis ont une position de neutralité à l’égard du projet de souveraineté du Québec ; le livre vise aussi à démontrer que la France a également intérêt à ce que le Québec demeure dans le Canada et que, pour ces raisons, le Québec, compte tenu de son identité francophone, devrait revoir ses priorités en matière de relations internationales.

«L’ALENA n’aurait jamais été signé sans le soutien des Québécois, qui estiment par conséquent avoir démontré à leurs voisins américains qu’ils étaient des alliés sûrs. Par ailleurs, leurs retrouvailles diplomatiques, déjà anciennes, avec la France les portent à penser que la « non-indifférence » de la mère patrie recouvre une solide sympathie. Or ils se leurrent : la France et les États-Unis ne se sentent pas d’obligation envers eux et ne prendront pas leur parti dans le conflit constitutionnel qui les oppose au reste du Canada. En fait, le Québec est un otage : on a besoin de lui, mais on ne veut pas qu’il bouge. Constat amer à partir duquel Anne Legaré souhaite qu’on repense avec lucidité les relations internationales du Québec.»

 

Prix Richard-Arès 2002

Les membres du jury étaient pour cette année : Simon Langlois, Anne Legaré et André Juneau.

Le Prix Richard-Arès 2002 a été remis à :

Joseph-Yvon Thériault pour Critique de l’américanité et à Jacques Beauchemin pour L'histoire en trop .

 

 

beauchemin Sur L'histoire en trop:

«Le pluralisme de la société contemporaine présente un véritable défi pour le nationalisme québécois. Comment en effet célébrer l'ouverture aux autres, reconnaître l'apport des immigrants, sans renier le sentiment d'appartenance, la dimension communautaire que l'Histoire a laissés en héritage aux Franco-Québécois ? C'est à cette question complexe que s'attaque Jacques Beauchemin, en montrant qu'elle déborde le cas du Québec et qu'elle concerne la refondation du sujet politique dans toutes les démocraties avancées.» 

critiquamericanite Sur Critique de l'américanité

«Critique de l'américanité présente le premier portrait critique de la pensée contemporaine de l'américanité québécoise. S'appuyant tant sur les descriptions issues du champ littéraire québécois que sur celles produites par les sciences sociales, l'auteur dévoile les impasses d'une identité qui ne se pense depuis les 20 dernières années qu'à travers le modèle d'une société neuve sans filiation. Le Québec contemporain ne saurait se définir uniquement par son américanité. La tradition, cette trace toujours disponible, doit être incluse dans notre façon de penser et de renouveler notre image du Québec.»

Le prix Richard-Arès 2001

seymourdemesure Pour 2001, les membres du jury :
Mme Micheline Dumont, (historienne), M. Roland Arpin (directeur du Musée de la Civilisation) et M. Simon Langlois (sociologue, Université Laval)

ont choisi d'attribuer le prix à

MICHEL SEYMOUR
pour son livre

 LE PARI DE LA DÉMESURE, L'INTRANSIGEANCE CANADIENNE FACE AU QUÉBEC, paru chez l'Hexagone.

Le prix a été remis le 12 juin dernier lors d'une réception tenue à la Bibliothèque nationale du Québec à Montréal .

Allocutions de Simon Langlois et de Michel Seymour (à venir)

Le prix Richard-Arès 2000

Pour 2000, les membres du jury ont choisi d'attribuer le prix à

M. Yvan Lamonde, pour "Histoire sociale des idées au Québec, 1760-1896" parue chez Fides

Le prix a été remis le 22 mai dernier à la Bibliothèque nationale du Québec à Montréal.

Allocution de Simon Langlois, prononcée lors de la remise du prix Richard-Arès 2000 ,

 

Le prix Richard-Arès 1999

 

Pour 1999, les membres du jury :

M. Roland Arpin (directeur du Musée de la Civilisation)
Gérard Bouchard (directeur de l'IREP),
Simon Langlois (sociologue, Université Laval)

ont choisi d'attribuer le prix à

Louis Balthazar et Alfred O. Hero
pour "Le Québec et l'espace américain"
paru chez Québec/Amérique.

Le prix a été remis le 12 juin dernier à la Bibliothèque nationale du Québec à Montréal.

 

Le prix Richard-Arès 1998

bariteau2001 Pour 1998, les membres du jury :
M. Roland Arpin (directeur du Musée de la Civilisation)
Gérard Bouchard (directeur de l'IREP),
Henri Brun (professeur de droit International, Université Laval),
Simon Langlois (sociologue, Université Laval)

ont choisi d'attribuer le prix à

M. Claude Bariteau pour son livre Québec, 18 septembre 2001.

Allocution du lauréat 

 

 

 

Le prix Richard-Arès 1997

keatingnationalisme Michael Keating, Les défis du nationalisme moderne : Québec, Catalogne, Écosse, Presses de l'Université de Montréal

Le nationalisme est en train de regagner ses lettres de noblesse. Il y a bien peu de temps, il était considéré en science politique et en sociologie politique comme une maladie en voie d'extinction, à la manière de la tuberculose. Comme cette dernière, on croyait ne plus le trouver que dans certaines enclaves attardées du monde, chez quelques minorités effacées, exclusivement tournées vers le passé et à l'avenir plus qu'incertain. Dans nos disciplines, il valait mieux s'intéresser aux faits « porteurs d'avenir », comme la lutte des classes, qu'au nationalisme. Il n'était pas de bon ton d'y consacrer ses études, sinon pour souligner au passage qu'il appartenait aux vestiges d'un chauvinisme dépassé, dont il était un témoin moribond. je caricature, direz-vous ? Oui, un peu, mais à peine.
- Guy Rocher 

 

 

Le prix Richard-Arès 1996 

identitefragmente Gilles Bourque et Jules Duchastel, L'identité fragmentée, Éditions Fides

La question de l'identité nationale demeure un problème central de la confédération canadienne. Dans ce livre, les auteurs retracent la production des identités canadienne, québécoise et autochtone dans les interventions des premiers ministres aux conférences constitutionnelles depuis 1941. Ils montrent qu'une représentation de plus en plus centrée sur une citoyenneté, particulariste contribue à la fragmentation de la société et met en péril les institutions de la démocratie. 

Gilles Bourque et Jules Duchastel sont Professeurs au département de sociologie de l'Université du Québec à Montréal. Victor Armony, qui a collaboré à cet ouvrage, est professionnel de recherche au même département.
 
 
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