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L'oeuvre de Richard Arès se distingue par quelques traits omniprésents,
en particulier le souci presque cartésien de définir, de distinguer, de
clarifier. Et la volonté de restreindre toute passion, pour laisser au
lecteur la responsabilité des conséquences qu'il tirera.
— Julien Harvey, L'année politique au Québec 1988-1989
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Le prix Richard-Arès de L'Action nationale a été créé en hommage au père
Richard
Arès qui, par ses multiples écrits sur notre question
nationale, a contribué d'une manière exceptionnelle à
stimuler et à enrichir la réflexion de nos compatriotes.
Ce prix est attribué chaque année
depuis 1991 par la Ligue d'action nationale à l'auteur d'un essai
publié au Québec qui témoigne d'un engagement à
éclairer nos concitoyens sur les grandes questions d'intérêt
national. Il est doté d'une bourse de $1000.
La création de ce prix a pour objectif essentiel de
promouvoir
la culture nationale en encourageant l'expression de la pensée.
Voici la liste des lauréats depuis 1991.
2009
Jacques Parizeau, La
souveraineté du Québec. Hier, aujourd’hui
et demain , Michel Brûlé
2008
Alain Deneault (avec Delphine Abadie et William Sacher), Noir Canada. Pillage, corruption et criminalité en Afrique, Écosociété
2007
Jean-Claude Corbeil, L'embarras des langues, Québec Amérique
2006
Benoit Melançon, Les yeux de Maurice Richard, Fides
2005
Eugénie Brouillet, La négation de la nation , Septentrion
2004
Pierre Duchesne, Jacques Parizeau: Le Régent (1985-1995) ,
Québec Amérique
2003
Anne Legaré, Le Québec otage de ses alliés ,
VLB Éditeur
2002
Joseph-Yvon Thériault, Critique de l'américanité ,
Québec Amérique
et Jacques Beauchemin, L'histoire en trop , VLB Éditeur
2001
Michel Seymour, Le pari de la démesure . L'intransigeance canadienne
face au Québec, L'Hexagone
2000
Yvan Lamonde, Histoire sociale des idées au Québec ,
1760-1896, Fides
1999
Louis Balthazar et Alfred O. Hero, Le Québec et l'espace américain ,
Québec Amérique
1998
Claude Bariteau, Québec 18 septembre 2001 , Québec
Amérique
1997
Michael Keating, Les défis du nationalisme moderne : Québec,
Catalogne, Écosse , Presses de l'Université de Montréal
1996
Gilles Bourque et Jules Duchastel, L'identité fragmentée ,
Éditions Fides
1995
Pierre Paquette, Un Québec pour l'emploi, Éditions
Saint-Martin
1994
Alain-G. Gagnon, Québec : État et société,
Éditions Québec Amérique
1993
Jean Lamarre, Le devenir de la nation québécoise,
Éditions du Septentrion
1992
Claude Corbo, Mon appartenance, Éditions VLB
1991
Paul-Émile Roy, Une révolution avortée: l'enseignement au Québec depuis 1960,
Éditions du Méridien
Prix Richard-Arès 2009
Les membres du jury pour le prix Richard-Arès du meilleur
essai en 2009 ont unanimement choisi de couronner l’ouvrage de Jacques Parizeau, La
souveraineté du Québec. Hier, aujourd’hui
et demainparu
chez l’éditeur Michel Brûlé.
Le jury, présidé par Denis Monière, professeur au
département de science politique de l'Université de Montréal, était
composé de Simon Langlois, professeur au département de sociologie de
l'Université Laval, Michel Seymour, professeur au
département de philosophie à l'Université de Montréal et Robert Comeau, professeur associé au département d'histoire à l'Université
du Québec à Montréal.
Allocution de Michel Seymour
Prix Richard-Arès 2008 Alain Deneault, Delphine Abadie et William Sacher remportent le prix Richard-Arès pour leur ouvrage Noir Canada publié chez Écosociété
Le jury, présidé par Denis Monière, professeur au département de science politique de l'Université de Montréal, était composé de Simon Langlois, professeur au département de sociologie de l'Université Laval, Michel Seymour, professeur au département de philosophie à l'Université de Montréal et Robert Comeau, professeur associé au département d'histoire à l'Université du Québec à Montréal.
Allocution de Michel Seymour pour le jury.
Allocution vidéo d'Alain Deneault
Prix Richard-Arès 2007
La Ligue d'action nationale, éditrice de la revue L'Action nationale et des Cahiers de lecture de L'Action nationale , décerne à Jean-Claude Corbeil le prix Richard-Arès du meilleur essai publié en 2007 pour son ouvrage L'embarras des langues
publié par l'éditeur Québec Amérique. Cet ouvrage raconte les grandes
étapes de l’histoire de la politique linguistique québécoise.
« Racontant les grandes
étapes de l'histoire de la politique linguistique québécoise, de
l'origine de la concurrence entre langue française et langue anglaise à
partir de la Conquête (1760) jusqu'aux gains et points faibles du
dispositif actuel, L'Embarras des langues met en évidence le
fait que la politique linguistique ne se réduit pas à la Charte de la
langue française, qui n'en est que le volet législatif. En effet, la
politique linguistique comprend d'autres éléments tout aussi
stratégiques pour l'avenir de la langue française au Québec : la
politique d'immigration, l'enseignement du français aux enfants et aux
adolescents, la promotion d'un français de qualité dans son usage au
Québec, l'engagement quotidien de chaque citoyen québécois envers la
défense et l'illustration de la langue française comme langue commune
du Québec. L'Embarras des langues est un essai éclairant qui
permettra à chacun de prendre conscience du rôle qu'il a à jouer dans
l'avenir de la langue française au Québec. »
Prix Richard-Arès 2006
Le prix Richard-Arès de L'Action nationale pour le meilleur essai publié au Québec en 2006 a été attribué à
Benoit Melançon pour son ouvrage Les yeux de Maurice Richard publié chez Fides
Le jury était composé de Simon Langlois (Université Laval), Michel
Seymour (Université de Montréal) et Robert Comeau (Chaire Hector-Fabre,
UQAM).
« Cet ouvrage s’adresse à un auditoire bien plus large que le public
restreint des universitaires, même s’il a été écrit par un
universitaire. C’est le travail d’un chercheur rigoureux
qui prend des notes quand il lit et qui a tout lu ce qu’il fallait
lire. Mais cette rigueur n’alourdit jamais une histoire passionnante
chargée de péripéties et pleine de rebondissements. Son livre illustre
ainsi une nouvelle posture intellectuelle de l’universitaire québécois. (…)
Benoît
Melançon, lui, a décidé de ne pas rester en retrait et de sauter sur la
patinoire. Il fait partie de ces universitaires québécois qui assument
l’héritage de leur histoire populaire. Ses analyses ont certes pour
effet de déconstruire en partie l’investissement mythique de notre
peuple dans la personne de Maurice Richard, mais Melançon contribue en
fait à une réconciliation entre l’intellectuel et le peuple, car cette
déconstruction se fait pour ainsi dire «tendrement».
— Michel Seymour, au nom du jury
L'allocution de Michel Seymour .
Prix Richard-Arès 2005
Le jury du prix Richard-Arès 2005 composé
de
Simon Langlois, professeur au département
de sociologie et titulaire de la chaire CEFAN de la Faculté des
lettres de l’Université Laval;
Lucia Ferretti, professeur au département d'histoire
et de géographie de l'Université du Québec à
Trois-Rivières
Michel Seymour, professeur titulaire au département
de philosophie à l’Université de Montréal;
Allocution de Michel Seymour
a choisi de décerner son prix à
Eugénie
Brouillet
pour son ouvrage La négation de la nation.
Prix Richard-Arès 2004
Le jury du prix Richard-Arès 2004, composé
de
Simon Langlois, professeur au département
de sociologie et titulaire de la chaire CEFAN de la Faculté des
lettres de l’Université Laval;
Andrée Lajoie, professeure titulaire au
Centre de recherche en droit public de la Faculté de droit de
l'Université de Montréal;
Michel Seymour, professeur titulaire au département
de philosophie à l’Université de Montréal;
a choisi de décerner son prix à Pierre
Duchesne pour le troisième tome de son ouvrage biographique,
Jacques Parizeau, Le Régent, 1985-1995
Allocution
de Simon Langlois.
Communiqué de l'éditeur:
Montréal, le 17 juin 2005 – Québec
Amérique félicite l’auteur et journaliste Pierre
Duchesne qui s’est vu remettre, hier, le prix Richard-Arès
(catégorie essai) pour sa biographie Jacques Parizeau, tome III,
Le Régent, 1985-1995. Doté d’un montant de 1 000
$, ce prix récompense un auteur qui témoigne de son engagement
pour éclairer ses concitoyens sur les grandes questions d’intérêt
national.
Alors que les deux premiers tomes (Le Croisé et Le Baron) nous
ont révélé un biographe hors du commun, Le Régent
vient clore spectaculairement cette enquête à laquelle
Pierre Duchesne aura consacré sept ans de sa vie.
Dans un style vivant et presque romanesque, ce journaliste-biographe
nous trace, avec une minutie archéologique, l’histoire de
ce grand homme politique qu’est Jacques Parizeau, mais aussi, parallèlement
à ce destin hors du commun, l’histoire de tout un peuple,
« son peuple ».
Rappelons que depuis 1991 la revue L’Action nationale décerne
un prix en hommage à Richard Arès, un jésuite membre
du concile Vatican II et collaborateur pendant 30 ans à la revue
qui a éclairé d’une façon nouvelle la question
nationale.
Ce que la critique en a dit :
« S’il est un mérite que les trois livres de Pierre
Duchesne ont en commun, c’est de démontrer que Jacques Parizeau
n’est pas homme à s’en laisser imposer... Quel souffle
ce Duchesne ! Et quel courage ! » Michel Vastel, Le Soleil
« Un livre qui aide à comprendre l’homme Parizeau
et qui jette un éclairage nouveau sur l’histoire politique
récente du Québec. Du beau travail, monsieur Duchesne.
Merci. » François Couture, Livre d’ici
Prix Richard-Arès 2003
Anne Legaré : Le Québec otage de ses alliés paru chez
vlb
Le livre démystifie l’idée que
les Etats-Unis ont une position de neutralité à l’égard du projet de
souveraineté du Québec ; le livre vise aussi à démontrer que la France
a également intérêt à ce que le Québec demeure dans le Canada et que,
pour ces raisons, le Québec, compte tenu de son identité francophone,
devrait revoir ses priorités en matière de relations internationales.
«L’ALENA n’aurait jamais été signé sans le soutien des Québécois, qui
estiment par conséquent avoir démontré à leurs voisins américains
qu’ils étaient des alliés sûrs. Par ailleurs, leurs retrouvailles
diplomatiques, déjà anciennes, avec la France les portent à penser que
la « non-indifférence » de la mère patrie recouvre une solide
sympathie. Or ils se leurrent : la France et les États-Unis ne se
sentent pas d’obligation envers eux et ne prendront pas leur parti dans
le conflit constitutionnel qui les oppose au reste du Canada. En fait,
le Québec est un otage : on a besoin de lui, mais on ne veut pas qu’il
bouge. Constat amer à partir duquel Anne Legaré souhaite qu’on repense
avec lucidité les relations internationales du Québec.»
Prix Richard-Arès 2002
Les membres du jury étaient pour cette année : Simon Langlois, Anne
Legaré et André Juneau.
Le Prix Richard-Arès 2002 a été remis à :
Joseph-Yvon Thériault pour Critique de l’américanité et à Jacques Beauchemin pour L'histoire en trop .
Sur L'histoire en trop:
«Le pluralisme de la société contemporaine présente un
véritable défi pour le nationalisme québécois. Comment en effet
célébrer l'ouverture aux autres, reconnaître l'apport des immigrants,
sans renier le sentiment d'appartenance, la dimension communautaire que
l'Histoire a laissés en héritage aux Franco-Québécois ? C'est à cette
question complexe que s'attaque Jacques Beauchemin, en montrant qu'elle
déborde le cas du Québec et qu'elle concerne la refondation du sujet
politique dans toutes les démocraties avancées.»
Sur Critique de l'américanité
«Critique de l'américanité
présente le premier portrait critique de la pensée contemporaine de
l'américanité québécoise. S'appuyant tant sur les descriptions issues
du champ littéraire québécois que sur celles produites par les sciences
sociales, l'auteur dévoile les impasses d'une identité qui ne se pense
depuis les 20 dernières années qu'à travers le modèle d'une société
neuve sans filiation. Le Québec contemporain ne saurait se définir
uniquement par son américanité. La tradition, cette trace toujours
disponible, doit être incluse dans notre façon de penser et de
renouveler notre image du Québec.»
Le prix Richard-Arès 2001
Pour 2001, les membres du jury :
Mme Micheline Dumont, (historienne), M. Roland Arpin (directeur du Musée
de la Civilisation) et M. Simon Langlois (sociologue, Université Laval)
ont choisi d'attribuer le prix à
MICHEL SEYMOUR
pour son livre
LE PARI DE LA DÉMESURE, L'INTRANSIGEANCE CANADIENNE FACE AU QUÉBEC,
paru chez l'Hexagone.
Le prix a été remis le 12 juin dernier lors d'une réception tenue à
la Bibliothèque nationale du Québec à Montréal .
Allocutions de Simon Langlois et de Michel Seymour (à venir)
Le prix Richard-Arès 2000
Pour 2000, les membres du jury ont choisi d'attribuer
le prix à
M. Yvan Lamonde,
pour "Histoire sociale des idées au Québec, 1760-1896"
parue chez Fides
Le prix a été remis le 22 mai dernier à la Bibliothèque nationale
du Québec à Montréal.
Allocution de Simon Langlois, prononcée
lors de la remise du prix Richard-Arès 2000 ,
Le prix Richard-Arès 1999
Pour 1999, les membres du jury :
M. Roland Arpin (directeur du Musée de la Civilisation)
Gérard Bouchard (directeur de l'IREP),
Simon Langlois (sociologue, Université Laval)
ont choisi d'attribuer le prix à
Louis Balthazar et Alfred O. Hero
pour "Le Québec et l'espace américain"
paru chez Québec/Amérique.
Le prix a été remis le 12 juin dernier à la Bibliothèque nationale
du Québec à Montréal.
Le prix Richard-Arès 1998
Pour 1998, les membres du jury :
M. Roland Arpin (directeur du Musée de la Civilisation)
Gérard Bouchard (directeur de l'IREP),
Henri Brun (professeur de droit International, Université Laval),
Simon Langlois (sociologue, Université Laval)
ont choisi d'attribuer le prix à
M. Claude Bariteau pour son livre
Québec, 18 septembre 2001.
Allocution du lauréat
Le prix Richard-Arès 1997
Michael Keating, Les défis du nationalisme moderne : Québec,
Catalogne, Écosse, Presses de l'Université de Montréal
Le nationalisme est en train de regagner ses lettres de noblesse. Il y
a bien peu de temps, il était considéré en science politique et en
sociologie politique comme une maladie en voie d'extinction, à la
manière de la tuberculose. Comme cette dernière, on croyait ne plus le
trouver que dans certaines enclaves attardées du monde, chez quelques
minorités effacées, exclusivement tournées vers le passé et à l'avenir
plus qu'incertain. Dans nos disciplines, il valait mieux s'intéresser
aux faits « porteurs d'avenir », comme la lutte des classes, qu'au
nationalisme. Il n'était pas de bon ton d'y consacrer ses études, sinon
pour souligner au passage qu'il appartenait aux vestiges d'un
chauvinisme dépassé, dont il était un témoin moribond. je caricature,
direz-vous ? Oui, un peu, mais à peine.
- Guy Rocher
Le prix Richard-Arès 1996
Gilles Bourque et Jules Duchastel, L'identité fragmentée,
Éditions Fides
La question de l'identité nationale demeure un problème central de
la confédération canadienne. Dans ce livre, les auteurs retracent la
production des identités canadienne, québécoise et autochtone dans les
interventions des premiers ministres aux conférences constitutionnelles
depuis 1941. Ils montrent qu'une représentation de plus en plus centrée
sur une citoyenneté, particulariste contribue à la fragmentation de la
société et met en péril les institutions de la démocratie.
Gilles Bourque et Jules Duchastel sont Professeurs
au département de sociologie de l'Université du Québec à Montréal.
Victor Armony, qui a collaboré à cet ouvrage, est professionnel de
recherche au même département.
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