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Robert Laplante
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29-08-2010 |
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Le numéro de septembre 2010 sera disponible à compter du 3 septembre.
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L’été n’aura eu raison ni du cynisme ni de la schizophrénie. Au beau milieu du mois de juillet, alors que Stephen Harper annonçait un contrat militaire de 17 milliards, nous avions droit, en complément, aux simagrées de l’insignifiant député conservateur de Jonquière-Alma tentant de nous faire peur avec les avions russes violant l’espace aérien de notre beau et grand Canada. Et l’ineffable de laisser entendre que les retombées du contrat pourraient avoir d’heureuses conséquences à Bagotville. Voilà ce que c’est quand on est du côté du pouvoir…
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Robert Laplante
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10-06-2010 |
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C’était pour ainsi dire inscrit dans les résultats référendaires de 1995. Un régime qui ne se maintient que par l’usurpation de notre droit à l’autodétermination, qui ne recule devant aucune manœuvre illégitime, qui multiplie les tactiques illégales et mobilise ce qu’il y a de plus veule chez ses intendants locaux ne peut déboucher sur autre chose. Le durcissement, ce n’était que la phase initiale : loi sur la clarté, asphyxie financière et haussement de ton politique, il n’y avait rien là que du prévisible, de la réponse normale d’un État qui s’est senti menacé. La phase deux, pour rappel, n’aura servi qu’à compléter le dispositif en déployant un immense arsenal de propagande et en s’assurant qu’il imprègne et mobilise tout l’appareil de l’État. Cela aura requis le recours au banditisme et à toutes les manœuvres dont nous aurons eu un aperçu avec le scandale des commandites. Le processus aura été facilité par un Lucien Bouchard inapte et timoré qui aura gaspillé une conjoncture favorable et pratiqué la servilité tétanisée. La phase trois se déroule sous nos yeux et personne ne l’incarne mieux que notre premier sous-ministre, un parangon de la politique mercenaire et de la capitulation intéressée.
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Robert Laplante
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16-04-2010 |
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Rarement a-t-on vu un budget du Québec aussi provincial. Parfait mélange de résignation comptable, de fétichisme idéologique et d’à-plat-ventrisme canadian, l’opus de Raymond Bachand donne le signal d’une volonté féroce de normalisation de la province de Québec. Le Parti libéral et ceux qui le soutiennent dans cette malsaine entreprise sont plus que jamais déterminés à gérer le Québec avec les moyens que le Canada lui laisse. Telle est en effet la situation réelle : nous sommes dans une conjoncture financière créée, certes, par l’aveuglement idéologique du gouvernement et son parti-pris pour les solutions néo-libérales, mais dans un cadre qui détermine toutes les autres options. Et ce cadre, c’est celui d’une nation qui n’a pas le contrôle sur la majorité des impôts versés par ses contribuables.
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Robert Laplante
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22-03-2010 |
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Pour la présentation radio de ce numéro
À tous ceux et celles que les fascicules du comité consultatif du ministre Bachand auront jetés dans le pessimisme le plus sombre, le budget Flaherty aura paru comme une véritable bulle de jovialisme. Ah le Canada ! Heureusement que nous l’avons pour nous rappeler que la prudence est une vertu civique! Le curieux accueil qui a été fait au budget fédéral est un véritable révélateur de la condition politique québécoise en ces temps mous de la confusion intellectuelle et de la perte du sens de notre intérêt national.
Généralement accueilli avec un certain soulagement par les
commentateurs et analystes que les spins doctors avaient préparés au
pire pour mieux leur faire avaler la médiocrité, ce budget a laissé le
Québec sous l’emprise de ses plus vieux et plus puissants démons,
ceux-là qui le font gigoter de tous les réflexes de minoritaires. La
plus grande part des commentaires, en effet, sont restés dans la plus
stricte résignation provinciale. Il fallait veiller au grain, s’assurer
que rien ne bougerait du côté de la péréquation et des transferts aux
provinces et puisque rien, semble-t-il, ne bougera de ce côté, tout le
reste ne serait plus qu’affaire de nuances et de compromis.
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Robert Laplante
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21-03-2010 |
Il est mort en février. Il a quitté la vie
pour ainsi dire en quittant sa table de travail. Quelques jours à peine
avant de se retirer Pierre Vadeboncoeur avait livré à L’Action nationale
un article éclatant, un article bilan, rédigé dans la pureté d’une
écriture concise et remarquablement limpide. La langue chez
Vadeboncoeur, incarne non seulement le style de l’homme, elle atteint
chez lui une sorte de quintessence de ce que laisse entrevoir la culture
québécoise quand elle atteint l’universel. Les mots de Vadebonceour
sont ciselés, ses phrases chantournées dans une expérience de son peuple
qu’une intime communion avec les espérances qui le portent propulsent
dans une prodigieuse et intransigeante lumière.
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