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Denis Monière
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14-05-2007 |
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Le retour de Pauline Marois à la politique active et l’accueil enthousiaste qu’il a suscité est sans doute la meilleure chose qui soit arrivée au Parti québécois depuis des lustres. Nous avions personnellement soutenu sa candidature lors de la course à la direction, il y a 18 mois, parce qu’elle était la seule à disposer de la compétence et de la crédibilité pour dans un premier temps rassembler les diverses familles qui cohabitent au sein du mouvement souverainiste et dans un deuxième temps rallier l’électorat souverainiste. Le Parti québécois avait alors fait un autre choix qui s’est avéré désastreux et qui nous ramène aujourd’hui à la case départ et où il doit reprendre l’exercice de l’élection d’un nouveau chef.
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Denis Monière
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10-05-2007 |
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Jean Charest a prononcé son troisième discours inaugural et le premier discours d’un gouvernement minoritaire depuis 1878. Ce discours comme il l’annonçait lui-même se démarque nettement de la tradition. Il faut d’abord remarquer que le Premier ministre a fait preuve de concision puisque son allocution est deux fois plus courte que les deux précédentes : 4790 mots comparativement à 9169 dans celle du 4 juin 2003 et à 11932 dans celle du 14 mars 2006. Il s’agit donc d’un discours minceur qui présente un menu législatif peu substantiel.
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Denis Monière
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02-05-2007 |
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Pour construire un projet de pays dans la cohérence, la clarté et les valeurs de progrès et de solidarité.
Il y a plusieurs mois nous avions sonné le tocsin et pressenti la déconfiture du Parti québécois en raison de l’indigence de son leadership. Que les faits aient confirmé nos pronostics n’a rien pour nous réjouir car l’échec électoral du Parti québécois peut s’avérer catastrophique pour le projet national si nous ne revenons pas à l’essentiel du combat souverainiste. Le Parti québécois n’est pas un parti comme les autres, c’est un parti qui porte l’investissement historique d’un peuple et qui doit être à la hauteur de son ambition nationale.
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Denis Monière
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10-04-2007 |
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Il est toujours facile de faire l’histoire à rebours et de porter des jugements sur les choix stratégiques effectués par des dirigeants politiques. Le but de cette réflexion n’est pas de porter ombrage à la contribution du plus grand tribun de l’histoire du Québec moderne. Je veux plutôt revenir en arrière pour mieux comprendre le cul de sac où se retrouve le mouvement souverainiste après quarante ans de lutte et en tirer les leçons.
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Denis Monière
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28-03-2007 |
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On peut interpréter le vote du 26 mars comme une amorce de réalignement
partisan qui frappe périodiquement le Québec. Comme à chaque fois que
ce phénomène se produit, le parti en émergence fait appel au changement
nécessaire pour se débarrasser des vieux partis et compte sur la
frustration et l’insatisfaction des électeurs pour attirer leur
soutien. Cette logique simpliste a porté fruit puisque les appels au
vote utile pour empêcher l’affaiblissement du Québec lancés par le
Parti libéral et l’horizon de la souveraineté proposé par le Parti
québécois n’ont pas réussi à endiguer la vague adéquiste.
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