Avril 2015 - article par article

  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Prev Next

Éditorial - L'arasement

Robert Laplante ı Avril 2015

Les Québécois ne vivent plus dans le pays qu’ils pensent habiter. Des mercenaires cravatés, des faux frères aux doctrines funestes et toute une engeance de petits besogneux travaillent à les déporter d’eux-mêmes. Des manœuvres sournoises sapent les bases de ce qui a été construit au fil des générations. Le sentiment d’appartenance ne signifie plus rien à leurs yeux. Une élite démissionnaire s’emploie à éroder les bases de tous les arrangements institutionnels déployés pour soutenir notre existence singulière et notre volonté de durer dans ce que nous voulons être. Le néolibéralisme lui va comme un gant. La négation de l’existence nationale...

LIRE LA SUITE

L’art de la question

Denis Monière ı L'art de la question

Le rôle du député en chambre est double : il doit voter les lois qui régiront la vie collective et il doit contrôler l’action du gouvernement. Pour exercer cette dernière fonction, le député dispose du droit imprescriptible de poser des questions en chambre soit oralement et sans préavis au cours de la période de questions prévue à chacune des séances de la chambre, soit en soumettant ses questions par écrit à la suite d’un avis de 48 heures. Elles sont alors inscrites au Feuilleton. En vertu du paragraphe 30(5) du Règlement, la période des questions orales débute tous les jours à 14 h et...

LIRE LA SUITE

Patricia Smart. De Marie de l’Incarnation à Nelly Arcan

Sophie Doucet ı Comptes rendus d'Avril 2015

Patricia SmartDe Marie de l’Incarnation à Nelly Arcan. Se dire, se faire par l’écriture intime, Montréal, Boréal, 2014, 430 pages Après s’être intéressée à la place des femmes dans la littérature québécoise dans Écrire dans la maison du père (Québec Amérique, 1988, Prix du Gouverneur général), la littéraire et professeure émérite de l’Université Carleton, Patricia Smart, se penche sur des femmes ayant écrit à partir de leur propre vie dans De Marie de l’Incarnation à Nelly Arcan. Se dire, se faire par l’écriture intime. Témoignant de la difficulté d’être soi ressentie par les femmes « dans un monde qui ne reconnaît pas l’existence...

LIRE LA SUITE

Isabelle Daunais. Le roman sans aventure

Claude Bariteau ı Comptes rendus d'Avril 2015

Isabelle DaunaisLe roman sans aventure, Boréal, 2015, 224 pages Avec Le roman sans aventure, Isabelle Daunais décortique la production romanesque d’auteurs québécois d’origine canadienne-française. Puis en conclut qu’elle informe essentiellement de la vie en cours dans l’espace dont ces auteurs sont issus. Daunais convainc. Sous sa plume, les romans de la vingtaine d’auteurs analysés se transforment en un miroir de vérité sur les Québécois de même origine. Un miroir qui met en scène des personnages qui s’agitent dans une idylle que Milan Kundera définit comme celle d’un « monde d’avant le premier conflit ; ou, en dehors des conflits ; ou, avec des...

LIRE LA SUITE

Alexandre Faucher. De l’Or… et des putes ?

Jean-Philippe Rioux-Blanchette ı Comptes rendus d'Avril 2015

Alexandre FaucherDe l’Or… et des putes ?, Rouyn-Noranda, Éditions du Quartz, Collection Mémoire vive, 2014, 115 pages Paru en 2014, le livre d’Alexandre Faucher, De l’Or… et des putes ?, est tiré d’un mémoire de maitrise produit à l’Université de Montréal et déposé à l’été 2013. L’ouvrage est publié dans la collection « Mémoire vive » aux Éditions du Quartz, une coopérative d’édition établie en Abitibi-Témiscamingue. Cette monographie s’intéresse à un village de squatteurs affublé d’un terrible sobriquet « Putainville » qui en dit long sur sa réputation. Ce village, érigé en 1936, disparaît en 1943 par décret du gouvernement provincial qui veut mettre...

LIRE LA SUITE

Tania Longpré. Péril scolaire

Mathieu Pelletier ı Comptes rendus d'Avril 2015

Tania LongpréPéril scolaire. Les dix maux de l’éducation au Québec, Montréal, 2015, Stanké, 160 pages Après la parution d’un premier livre portant sur la francisation des immigrants en 2013, Tania Longpré, jeune auteure et enseignante en francisation des immigrants, récidive cette année avec un nouvel ouvrage portant sur les défaillances de l’éducation au Québec. Que la chose soit claire : ce livre n’en est pas un destiné à un public intellectuel restreint, ni n’a la prétention d’épuiser la question dont il traite. En fait, Tania Longpré fait le pari qu’il n’y a pas que les intellectuels et les technocrates du ministère de l’Éducation...

LIRE LA SUITE

Nicolas Lévesque. Le peuple et l’opium

Sébastien Bilodeau ı Comptes rendus d'Avril 2015

Nicolas LévesqueLe peuple et l’opium, Éditions Nota Bene, collection Philosophie continentale, 2015, 152 pages Nicolas Lévesque est psychanalyste et essayiste. Il a déjà écrit plusieurs nouvelles et essais, dont Le Québec vers l’âge adulte, publié en 2012. Dans Le peuple et l’opium est il livre ses réflexions sur différents sujets, étudiés à travers des références aux œuvres de Marx, Nietzsche, Freud et plusieurs autres. La quatrième de couverture commence ainsi : « Arrivé à l’âge de 40 ans, Nicolas Lévesque commence à tomber en morceaux, mais il porte ses fragments à l’écrit, se regroupe et tente d’incarner quelque chose comme un penseur québécois....

LIRE LA SUITE

Le démantèlement de la nation (chronique 6)

Lucia Ferretti ı Avril 2015

La période couverte s’étend du 23 février au 7 avril 2015.À moins d’indication contraire, toutes les dates réfèrent aux éditions papier du journal Le Devoir. 1. Affaiblir la capacité de l’État québécois de structurer le territoire, la société et la nation 1.1. L’action du gouvernement du Québec du libéral Philippe Couillard Délégitimer l’action des organismes publics, notamment en les privant des moyens d’exercer leur mission. Par exemple, la Commission de l’administration publique, un organisme parlementaire non partisan, peine à surveiller les dépenses publiques (23 février[1]) ; autre exemple : les départs sont en hausse au bureau du Vérificateur général du Québec (25 mars). Tout ceci ne peut que...

LIRE LA SUITE

Comment expliquer l’aveuglement identitaire occidental ?

Mathieu Bock-Côté ı Avril 2015

Il y avait quelque chose d’agaçant et de convenu à entendre une figure aussi importante que Laurent Fabius, le ministre français des Affaires étrangères, expliquer en janvier dernier qu’il ne fallait plus parler d’islamistes, mais de terroristes, pour évoquer les responsables de l’attentat contre Charlie Hebdo. Agaçant, parce qu’il semblait y avoir là un déni flagrant des faits et qu’on ne sait trop comment un débat public éclairé peut se mener lorsqu’on assiste à une censure aussi grossière du réel. Que se passe-t-il lorsque ceux qui nous gouvernent préfèrent s’en détourner plutôt que s’y confronter ? Convenu, pourtant, parce que...

LIRE LA SUITE

Météo

Nicolas Bourdon ı Avril 2015

Les pieds sur le pouf, les paupières tombantes, mais les yeux attentifs et comme en état d’hypnose, lové dans un Lazy Boy, le père regardait le téléjournal. Depuis qu’il était au monde, jamais le père n’avait manqué un téléjournal sauf à Noël, et encore… Il le regardait, semblait-il, depuis des temps immémoriaux. Après les nouvelles nationales et internationales, faites de drames, de scandales politiques, de tueries, de tragédies en tous genres et livrées par les journalistes sur un ton empreint de gravité, la chronique météo constituait une bulle de légèreté peut-être un peu superficielle, mais le père la jugeait essentielle....

LIRE LA SUITE

Campagne de financement 2015

vaugeois250Uchronie. Ce mot mystérieux est rarement utilisé, mais le procédé est courant. Que serait-il arrivé si tel évènement n’avait pas eu lieu ou si telle personne n’avait pas été là ? Est-il possible qu’une revue à elle seule puisse changer le cours de l’histoire ? Si L’Action nationale n’avait pas existé, où serait rendu le Québec ?

Quand je revois les noms des directeurs que j’ai connus, je ne peux m’empêcher de réfléchir sérieusement à la question. Qu’aurait été le Québec sans François-Albert Angers, Patrick Allen, Jean Genest, Rosaire Morin ? Chacun paraissait irremplaçable.


Sauf Angers, ils n’étaient que des noms, des noms qui apparaissaient au bas de leurs articles. Nous ne savions rien d’eux, ou bien peu. Mais leur propos nous inspirait, meublait nos discussions et motivait notre action chacun dans notre milieu. Les uns après les autres, ils devenaient tellement immenses que chaque départ jetait l’alarme. Pour produire de telles personnes, il faut vraiment que le Québec soit une terre extrêmement fertile en ressources humaines. Le Québec, c’est un éternel combat. C’est ainsi que naissent des combattants et des penseurs.

vaugeoisanger700

Quand Rosaire Morin est mort, nous étions effondrés. L’homme était d’une telle stature que la relève cette fois était vraiment impossible. Robert Laplante a prouvé le contraire. Travailleur infatigable comme Rosaire Morin, il retrousse constamment ses manches pour faire la lumière sur les questions les plus complexes ; il est impatient et combattif, mais L’Action nationale n’en garde pas moins le sens de la mesure. Le ton est ferme, mais respectueux. Derrière la revue, il y a bien sûr une équipe. Il faudrait les nommer tous. En fait, ce sont des centaines de personnes qui font cette revue, laquelle accueille des collaborateurs qui sont certains d’y trouver une tribune pour s’exprimer. Il y en a de moins en moins. Facebook ne suffit pas !

L’Action nationale est modeste et peut se glisser dans la poche ou le sac à main. Mais la Ligue voit grand et n’a pu résister au plaisir de produire une revue de grand format en couleurs. Le défi était énorme. Trop beau pour durer ? La direction a fait mentir les sceptiques ! Les Cahiers de lecture offrent des moments de ravissement et des occasions de découvertes. Les bons livres ont besoin d’une telle vitrine. Et pour le lecteur, la présentation aérée permet de s’informer rapidement tout en donnant le désir d’aller plus loin. 

Pour revenir à L’Action nationale, il faut convenir que nous n’avons jamais eu autant besoin d’une telle revue de combat. Pour celles et ceux qui auraient un petit doute, pourquoi ne pas lire ou relire les récentes chroniques du « Démantèlement de la nation » de Lucia Ferretti ?

Je remercie Denis Monière, le président de la Ligue d’action nationale, de m’avoir donné l’occasion de dire publiquement mon admiration et d’apporter mon appui avec conviction à cette campagne de financement. Les abonnements et la publicité ne suffisent pas. Il nous faut aussi témoigner de notre attachement. À vrai dire, ce n’est pas tellement la Ligue qui est dans le besoin, mais le Québec, comme jamais.

Denis Vaugeois, historien et éditeur

L'Action nationale remet des reçus pour fins fiscales à titre d'organisme d'éducation politique reconnu (OEP/002).

Vous pouvez également faire votre don avec VISA ou MasterCard
au téléphone 514 845-8533 ou 866 845-8533
ou encore télécharger le formulaire pour procéder par la poste

Banq Collections

action couv 1933Bibliothèque et Archives nationales du Québec a numérisé tous les numéros de L'Action française et de L'Action nationale depuis 1917. Vous pouvez utilisez cet outil de recherche pour repérer d'abord l'article qui vous intéresse.